‹ Jésus-ChristChapitre 156 sur 158 · Sorm. 2, De Spiritu in Christo · texte numérisé non relu

Sorm. 2, De Spiritu in Christo

4i)2 SCIENCE DOCTRINALE DE JÉSUS-CHRIST.

sujet étant éminemment communicatif, s'adressant nonseulement à l'homme, mais aux hommes, et ne pouvant se concevoir sans cette communion qui nous comprend tous dans nos rapports religieux, moraux et sociaux avec Dieu, la nécessité de nous prendre tous à partie dans un tel travail, de nous y convier et de le faire en commun, môme pour en tirer le profit particulier; — enfin, son opportunité, résultant de sa spéciale application à nos temps dégénérés, pour en tirer des temps nouveaux.

Dans les angoisses du patriotisme autant que de la foi, nous entreprenons de rapporter et de rouvrir à notre siècle le Livre des Évangiles, avec bien plus de raison que le sénat de Rome ne recomposa et ne réintégra jadis auCapitolele livre des Sibylles qui y avait péri dans un désastre, et qui en était considéré comme le destin.

Nous le proposons comme un livre nouveau : nouveau, parce qu'il Test toujours; nouveau, tant il est tombé dans l'oubli; nouveau, tant il est fait pour un monde redevenu si semblable à celui où il nous a pris; nouveau, par les vérités, les lumières et les grâces qui en sortiront, en rapport avec un état sans précédent dans ce monde depuis le jour où la première fois il Ta sauvé.

Mais, pour en tirer ce fruit, il faut que le lecteur se mette dans les mêmes dispositions : dispositions évangéliques de simplicité, de bonne volonté, d'attention recueillie, de respect, d'amour de la vérité, de sentiment de sa misère, de générosité à se quitter, pour aller, sans regard en arrière, à Celui qui a les paroles de la vie éternelle.

Il faut qu'il se pénètre de ces sentiments que lord

Byron avait inscrits sur ce saint Livre et qu'on y a lus après sa mort :

« Dans ce Livre auguste est le mystère des mystères. (( Ah ! heureux entre tous les mortels ceux à qui Dieu a « fait la grâce d'entendre, de lire, de prononcer en a prières et de respecter les paroles de ce Livre ! heua reux ceux qui savent forcer la porte et entrer dans les « sentiers! Mais il vaudrait mieux qu'ils ne fussent ja- (( mais nés, que de lire pour douter ou pour mépriser. »

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