‹ Jésus-ChristChapitre 89 sur 158 · Ecclésiaste · texte numérisé non relu

Ecclésiaste

« faisais chaque jour mes délices, me jouant sans cesse (( devant Lui : et mes délices sont d'être avec les enfants « des hommes \ »

Telle a été la Sagesse éternelle dans la création de l'Univers, telle elle est dans son gouvernement. Et cette Sagesse est le Verbe, sans qui rien de ce qui est fait n'a été fait. Et ce Verbe c'est Jésus-Christ.

De là une réflexion touchante :

On ne considère ordinairement Jésus-Christ que dans Tordre surnaturel de la Grâce et de la Rédemption. Mais dans l'ordre de la Création, qui songe à le voir comme l'auteur de tous les biens de la Nature ? Nous rapportons volontiers ceux-ci à Dieu, à ce Dieu abstrait et idéal dont nous délayons le sentiment dans un naturalisme sans portée. Par contre, nous voyons difficilement ce Dieu Créateur dans le Christ de l'Évangile. Nous divisons ainsi Dieu de Dieu, le Père du Fils, et ce Fils d'avec lui-même, et nous échappons à tout ce qui devrait le plus nous saisir. Eh bien, sachons au moins que ce Christ de l'Évangile est le même Verbe que le Verbe de la Création; qu'en même temps qu'il fait appel à nos âmes au-dedans par tous les attraits de sa grâce dans ses Sacrements et tous les préceptes de sa loi dans son Église, il nous enveloppe, au dehors, de tous les biens de la Nature que le plus souvent nous lui opposons; et que, alors qu'à force de miséricorde et d'amour il s'est rabaissé sur nos autels jusqu'à nos mépris, il meut le Soleil, il régit les Mondes qu'il a créés, il vivifie l'Univers. De la hauteur de cette Puissance et de cette Sagesse par lesquelles il a tout fait, plus encore, de

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