Thcodiciet préface. — 2. Aux Hébreux, XI
Ainsi, cette impression flottante, vague, que toute âme délicate ressent à la contemplation des beautés de la Nature, et où elle se noie dans un stérile enivrement, nous savons maintenant par la foi—fide intelligimus — à qui nous devons la rapporter: à cet Être infini en Intelligence, en Beauté autant qu'en Puissance qui y reluit, à Dieu : mais plus particulièrement au Verbe de Dieu, qui est non-seulement l'Architecte, mais TArchétype de l'Univers, et dont les perfections invisibles transparaissent et nous attirent d'au delà ces beautés visibles qui ne sont que quelques gouttes de celles dont il est l'Océan.
« Le Verbe de Dieu au plus haut des Cieux est la « source de la Sagesse qu'il a répandue sur tous ses ou- (( vrages^. » « Il est cette Sagesse môme. Le Seigneur m'a K possédée au commencement de ses voies, nous dil- « elle; avant qu'il créât aucune chose, j'étais dès lors. (( J'ai été établie dans l'éternité. Les abîmes n'étaient (( point encore, et j'étais déjà conçue : les fontaines n'é- « talent point encore sorties de la terre, la pesante « masse des montagnes n'était pas encore assise, avant « les collines mêmes, j'étais engendrée. Il n'avait pas « encore créé la terre, ni affermi le monde sur ses pôles. « Lorsqu'il préparait les cieux, j'étais présente; lorsqu'il « entourait les abîmes de leurs bornes, et qu'il leur pres-
« crivait une inviolable loi. Lorsqu'il affermissait l'air « au-dessus de la terre, et qu'il dispensait dans leur
« équilibre les eaux; lorsqu'il circonscrivait la mer do c( ses limites et qu'il imposait la loi que ses flots ne fran-
« chiraient pas; lorsqu'il pesait les fondements de la
(( terre, j'étais avec Lui, ordonnant toutes choses: j'en