REA
repas continue ensuite, et, après la quatrième et dernière coupe, les convives chantent les Psaumes 115, 116, 117 et 118. Toutestalors terminé.
Le souvenir de cette soirée laissa à Jésus une impression ineffaçable. De tous les rites deson peuple, le repas pascal fut certainement celui auquel il resta le plus attaché. Il trouvait une grande douceur à le célébrer chaque année avec ceux qu'ilaimait, et, la veille de sa mort, ildisait à ses apôtres : « J'ai vivement désiré de manger « cette Pâque avec vous avant de souffrir (1). »
(1) Ev. de Luc 22: 15.
q4 JÉSUS-CHRIST AVANT SON MINISTÈRE
Le lendemain était le premier et grand jour de la fête qui avait commencé la veille au soir par le repas pascal. Car les Juifs ne comptaient pas la journée de minuit à minuit, comme nous le faisons, mais de six heures du soir à six heures du soir le lendemain. Il n’était permis de travailler ni ce jour-là, ni le dernier.
Le surlendemain, on offrait dans le Temple une gerbe de la moisson nouvelle. Pendant les sept jours que durait la fête, on mangeait des pains sans levain. Le dernier, il fallait encore . être là. [létaitexpressémentinterdit de s'éloigner de Jérusalem avant que les sept jours fussen: achevés.
Quand tout fut fini, Joseph et Marie partirent avec la caravane de Nazareth. On sait ce qui arriva : « L'enfant Jésus était resté à Jérusalem. « Ses parents ne s’en aperçurent point; suppo- « sant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de marche, le cherchant parmi ceux de leur parenté et pa mi
« leurs connaissances (1). »
(1) Ev. de Luc :44.
C’est donc jusqu’à Jéricho, et plus loin peutêtre, qu'ils allèrent, sans s’inquiéter de l’absence de Jésus.
« Ne l'ayant point trouvé, ils retournèrent à « Jérusalem, le cherchant toujours (1). »
Ils reprennent donc, le cœur serré par l’angoisse, ce chemin montant, dangereux, escarpé, qui va de Jéricho à Jérusalem, et qu’ils avaient fait avec Jésus,huit jours auparavant. Pendant trois mortelles journées, ils le cherchent dans la ville.
« Ce fut au bout de trois jours qu'ils le trou- « vèrent,assis au milieu des Docteurs, les écou- « tant et les interrogeant. Tousceux qui l’enten- « daient étaient confondus de son intelligence « et de ses réponses. À sa vue, ses parents « furent très surpris, et sa mère lui dit: « Mon
enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte à notre
égard ? Voilà que ton père et moi, nous
leur répondit : « Pourquoi me cherchiez-
« te cherchions dans une grande angoisse. Il «
« vous? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je
(2) Ev. de Luc 2: 45.
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u duc à
« conservait toutes ces des en son cœur, « Jésus croissaiten sagesse, en stature eten grâce « devant Dieu et devant les hommes (1). » |
1) Ev. de Luc, 2: 47 et suivants,