‹ Jésus-ChristChapitre 109 sur 376 · L': | ÉTAT DE L'ÉGLISE A LA FIN DU PREMIER SIÈCLE · texte numérisé non relu

L': | ÉTAT DE L'ÉGLISE A LA FIN DU PREMIER SIÈCLE

nationaux, la volonté de Dieu se lit en caractères de feu sur les cendres fumantes du sanctuaire détruit. Le

Christ n’a pas reparu sur cette nuée d’où a jailli la fou-

dre qui a écrasé l’orgueil de Jérusalem. L'Eglise sait donc qu'elle est engagée dans un long combat et un long: travail. Son centre n’est plus à Jérusalem, mais à Ephèse, la métropole de l’Asie Mineure, la cité brillante où depuis longtemps les idées de l'Orient et celles de l'Occident se rencontrent et se fusionnent. Ephèse est la terre natale de l’hérésie, de la fausse gnose qui essaye de détruire le christianisme en l'intcrprétant, c'est-à-dire en le façonnant à son image. Saint Paul avait signalé la première apparition de cette tentative audacieuse et habile de fondre la vérité évangélique à ce brûlant creuset, duquel devaient sortir tant de mixtures bizarres, tant de spéculations insensées. Vers la fin du premier siècle, elle a pris avec Cérinthe un caractère moins vague, elle à abouti à un système étrange, qui, sous les mots chrétiens, place le vieux dualisme oriental et son idéalisme effréné. Il ne suffisait pas d’opposer à ce Christ composite et fantastique de la gnose, l’évangile du fait, le drame chrétien, comme quand il s’agissait de conquérir les rudes Romains; le moment est venu de présenter l’évangile de l’idée, ou, pour mieux

dire, de dégager l’idée du fait, de mettre en pleine:

lumière la partie la plus profonde de l'enseignement

du Christ, celle qui porte sur sa nature et sur son

-œuvie, à supposer toutefois qu'elle se fût conservée dans l'esprit et dans le cœur de quelque disciple immé-

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