‹ Jésus-ChristChapitre 117 sur 376 · XXI · texte numérisé non relu

XXI

3 Jean XIII, 24: XX, 2: XXI, 20.

* Jean seul pouvait parler de Jean-Baptiste en l'appelant simplement Jean, parce qu’il savait qu’on ne pouvait le confondre avec lui dans le livre qui était de sa main.

son authenticité ‘, Irénée à plus d'importance pour nous, ses rêveries millénaires et ses allég'ories aventureuses dont Strauss tire un si grand parti n’empêchent pas qu’il ne soit séparé de Jean que par un seul intermédiaire, par ce Polycarpe aux pieds duquel il avait passé sa jeunesse. L'évèque de Lyon ne s’exprimerait pas avec une si entière certitude sur l’évang'ile de Jean si Polycarpe ne lui en avait pas parlé; le silence de son maître sur un tel livre eût été pour lui une raison de douter de son authenticité; il lui eût interdit les affirmations catécoriques. Polycarpe vint à Rome vers le milieu du second siècle, à une époque où le quatrième évangile était accepté par cette grande Eglise, comme le prouve le canon de Muratori, qui reconnaît explicitement Son admission au centre de la chrétienté occidéntale. Est-il admissible que l’ami de saint Jean eût sanctionné par son silence une fraude aussi condamnable que la supposition d’un tel écrit? Irénée n'aurait pas ignoré sa protestation. Son témoignage implique donc celui de Polycarpe. Théophile d'Antioche (176) nous fournit le premier texte explicite qui ne soit contesté par personne *. Apollinaire d’Hiérapolis *, intervenant en l'an 170 dans la dispute sur

1Jrénée, C. Hæres., II, 11; Tertullien, Ado. Marc., IV,2, 8; Commentaire d'Origène sur saint Jean, IVe vol. de Huet.

2 “Oley Oddoxovoty Au ai dytar ypugal noi TAVTES OÙ ryeupLaregépor, 6 Gy Llodvmn kéyer * "EvaoyAhv © X6Yoc. (Theophil., Ad Antalyc.:, Il, 22.)

8 Chron. Paschale, p. 14. Apollinaire rapporte aussi que le côté de Jésus-Christ a été percé, allusion évidente à Jean XIX, 84,

la célébration de la Pâque, signale les divergences des évangiles sur ce point; ce qui implique qu'il connaït nos quatre récits canoniques.

Polycrate d’Ephèse désigne Jean comme le disciple qui à reposé sur le sein de Jésus: or, il n'a pu apprendre ce fait que par le quatrième évangile !. Justin Martyr lui emprunte des paroles tout à fait caracté- ‘ ristiques, telles que celles-ci : « Jésus-Christ a dit : « Si « vous ne naissez de nouveau, vous n’entrerez pas « dans le royaume du ciel. » Il est évident pour tous que ceux qui sont nés une fois ne peuvent rentrer dans le sein de leur mère *, » Ce qui est plus important que quelques citations c'est le point de vue dominant de Justin : sa doctrine du Verbe est tout entière puisée dans le quatrième évangile. Les Pères apostoliques font allusion à des textes de saint Jean. Nous lisons ces mots dans la partie non contestée de la lettre d’Ignace aux Romains : « Je veux le pain de Dieu qui est la chair de Jésus-Christ, et je veux son sang pour breuvage*.» Polycarpe, dont nous avons déjà nvoqué le témoignage indirect, cite la première épître de Jean dans sa lettre

1 Eusèbe, AH. FE., V, 24.

3 Justin., Apol., I, 61, On prétend rapporter cette citation à Matth. XVIII, 18, mais le second membre de phrase ne permet pas cette interprétation. Pour prétendre, comme Strauss, que Justin a pris sa citation dans les Clémentines, où elle se trouve en effet, il faudrait établir que l'inverse n’a pas eu lieu. Que gagnerait-on d’ailleurs dans l'hypothèse d’une citation des Clémentines, puisqu'il est certain qu'elles citent directement le quatrième évangile. Voir les autres citations de Justin, Apol., Il, 6; Dial. c. Tryph., LXII.

8 "Aproy Üeoù 0e, ds Ecru odpË Xpioroû xat Td ai adroù Ré.9, OÉAW. (Comp. Jean VI, 33, 51).

L'AUTH: NTICITÉ DU QUATRIÈME ÉVANGILE: 241 aux Philippiens !. C’est ce que fait également Papias dans le court fragment que nous possédons de lui;

- rien ne prouve que dans d’autres portions de ses

écrits, maintenant perdues, ce Père n'ait pas cité le quatrième évangile. Du reste, tout témoignage rendu à la première épître rejaillit sur celui-ci, tant il nous semble évident que les deux écrits sont de même source. Dans les. Pères apostoliques comne dans Justin Martyr, il y a plus que des textes et des

allusions, il y a toute une manière de penser et de

dire, il y a un type doctrinal qui reporte à saint Jean. À quelle source Ignace, Polycarpe, l'auteur inconnu de l’épître à Diognète auraient-ils p'is la doctrine du

Verbe, lumière et vie du monde, si ce n’est à cette

grande école ?

L'hérésie au second siècle n’est pas moins positive que l'orthodoxie sur l'authenticité de l’évangile de Jean. Soit qu'elle l’exploite, soit qu’elle le combatte, elle le suppose toujours admis universellement. La secte des aloges?, qui apparaît vers l’an 150, fait seule exception. Mais son opposition tenait surtout à des raisons

dogmatiques, comme l'indique le nom qu’elle avait

choisi. Les a/oges faisaient bien valoir quelques divergences entre le quatrième évangile et les synoptiques, mais ce qu'ils reprochaient surtout au récit de saint Jean, c'était sa couleur doctrinale. Ils ne contestaient

pas d’ailleurs sa haute antiquité puisqu'ils l’attribuaient

! Polyc., Ep. ad Philipp, VIT; Eusèbe, III, 39. 2? Epiph., Hæres., LI, 3; Irénée. (C. Hæres., III, 11.)' à " 10.

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à Cérinthe. Marcion, qui enseignaiït à Rome vers l'an 140, avait commencé par admettre sa canonicité ‘; il ne le rejeta plus tard qu'en se fondant sur une prétendue opposition entre Paul et Jean, dont il trouvait à tort la trace dans le chapitre II de la lettre aux Galates?. Ainsi Marcion reconnaissait explicitement que le quatrième évangile était l'œuvre de Jean; il le: re poussait précisément à cause de son authenticité, parce

qu'il s’imaginait. que cet apôtre avait combattw la .

doctrine. de-Paul, la seule dont il admît l’orthodoxie. L’hérésiemontaniste, qui s’est produite vers le milieu du

second siècle, repose tout entière sur une fausse imter- :

prétation des écrits de Jean; c'est au quatrième: évangile qu’elle emprunte le nom de Paraclet donné au Saint-Esprit. Les Clémentines, qui datent de Pan: 160, renferment une citation directe et irrécusable:de notre évang'ile; elle selit dans la dernière partie de l’ouvrage récemment découverte. On y retrouve textuellement un passage bien connu de saint Jean : e C'est pourquoi aussi notre Seigneur répondit à ceux qui l’interrogeaient sur l’aveugle de naissance guéri par lui et qui lui demandaient : Est-ce lui qui a péché ou ses parents, qu'il soit devenu aveugle ? il répondit : Ce

n’est point qu’il ait péché ni ses parents, mais c’est afin

que la gloire de Dieu paraïsse par lui #. » Tatien, le

1 Tertullien, De curne Christi.

& « Marcion nactus epistolam ad Galatas, connititur ad destruendum statum eorum evangeliorum quæ propria et sub apostolorum nomine eduntur. » (Adv. Marc., IV, 3.) |

* Clémentines, éd. Dressel; Homélies, XIX, 22. Comp. Jean EX, 23.

2 AB, ne np

ssfge Ér 410 matt fait rentrer l' iñgile de Jean dans son écrit sur les Quatre; il le citait comme Ecriture sainte. Les gnostiques valentiniens en faisaient un usage constant‘. Héracléon (vers l’an 150), disciple “immédiat de Valentin, lui avait consacré un commen- £S ‘taire étendu : ; ce qui suppose que le livre était investi + depuis longtemps d'une haute autorité. Valentin luiss même S'appuyait sur lui, le fameux manuscrit décou- | Vert au mont Athos en 1842, et connu sous le nom de à Philosophoumena, contient bia allusions directes du + TE gnostique à des textes de notre évangile. I] lui + “emprunte cette parole de Jésus : « Le Sauveur dit : 4 Tous ceux qui ont été avant moi sont des voleurs et des à v: “brigands ?: -» il appelle le diable prince de ce monde. Du D Valentin se servait constamment de la termino-

… logiedu prologue. Basilidès à précédé Valentin; il en-

n » seigrnait à Alexandrie, vers l'an 120. Or le fragment de

4 ses écrits retrouvé également dans les P/u/osophoumenx contient deux citations de saint Jean: « Et c'est là, dit-il, ce qui est dit dans les évangiles : c'était la lu-

mière véritable éclairant tout homme venant au monde *. » Il y a plus, l'écrit de saint Hippolyte

< L coli 1 Eusèbe, Æ. E., XIV, 29. « Eo quod est secundum Johannem ple- F nissime utentes. » (Irénée, Adv. Hœæres. III, 11.) 2 Philosoph., édit. Dunker, p. 284. (Comp. Jean X, 8.) $ Id., pp. 336, 376. On retrouve une citation non moins positive de Jean II, 4. On a cherché à ébranler la portée de ces citations en se …. fondant sur ce qu’elles sont introduites par ces mots : « Nous verrons comment Basilidès, comment Isidore et son chœur entier, ne s’at- __ taquent pas seulement à saint Matthieu mais encore à Jésus-Christ. » On veut inférer de ces mots que l’on ne peut distinguer dans les

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| 14 47000 | 24 L'AUTHENTICHDÉ DU QUATRIÈME ÉVANGILE. * Ge Fe

nous fait remonter jusqu'aux hérétiques du commens cement du second siècle, jusqu’à ces ophites, qui étaient les successeurs directs des faux docteurs de l'âge apostolique, et qui vivaient de l'an 110 à l'an 120. Tous: s'appuient sur le quatrième évangile. Les plus an

ciens d'entre eux, les naasséniens, qui sont sur, la . e

limite du premier siècle, citent textuellement: un passage du chapitre IIT, comme déclaration biblique ! . Les. pérates font de même?. Nous voilà bien. près de +” date présumée de notre évang ile. ee

Les ennemis les plus acharnés du chris Ra,

que Celse, ont reconnu son authenticité *. Les évangiles »

apocryphes les plus anciens viennent encore la confirs mer. C C'est ainsi que les Actes de Pilate,cités par g ustin Martyr, sont visiblement composés sur son modèle *. La scène de Ia comparution de Jésus devant Pilate est. presque textuellement reproduite d'après le ch. XVII de saint Jean *. Enfin, # le quatrième évangrile porte son attestation d'origine. sy est fondé à penser qu'il se terminait au ch. XX, dont les derniers mots renferment la conclusion du récit. Mais quelque idée que l’on adopte sur le commencement: a M XXI,

Philosoph. entre les citations de Basilidès et celles de ses disci Mais évidemiment l’auteur veut simplement dire que les disciples marché sur les traces du maître.

1 Toûré éctt rd etonuévoy, puis vient Jean III, 1-8 (p. 125).

2 P. 98. Citation de Jean III, 17. "3 fi À

$ Celse opposait le quatrième évangile aux synoptiques vos fameux pamphlet. Voir Origène, Contra Celsum, rain x

* Justin, Apologie, I, 35, 48.

5 Voir ces actes dans l'édition Tischendorf des see apocryphes

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il est probable que le verset 24 n’est pas de Jean, car l’apôtre ne parlerait pas de lui-même en ces termes : « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est véritable. » Evidemment ce sont les amis, les héritiers spirituels de l'apôtre qui ayant reçu l’évangile de ses mains y ont apposé ce sceau de certitude !. Or nous ne pouvons voir en eux que ces presbytres dont parle Irénée, ces survivants du grand siècle apostolique qui avaient entouré le vieillard d’Ephèseet reçu ses suprêmes bénédictions, alors que, accablé par l’âge, il se faisait porter dans les saintes assemblées pour résumer toute sa vie et toute sa pensée dans cette parole : « Mes enfants, aimez-vous les uns les autres. » LS

De tous ces textes il résulte que non-seulement l’'évangile de Jean est accepté par l'Eglise universelle, dès l’an 170, dans toutes ses fractions d'Orient et d'Occident, mais que des témoignages concluants par leur nombre et leur valeur nous reportent jusqu'à Justin Martyr, et de Justin Martyr jusqu'aux confins de l’âge

Ÿ cé 1. Strauss prétend que l’auteur du quatrième évangilea très bien pu parler ainsi de lui-même, et se fonde sur un passage analogue ” ai: Commentaires de César. Il n’est pas nécessaire de faire res-

…. sortir la différence entre le récit hautain du grand conquérant romain, RS NES De. A + » récit où 1l affiche un caractère impersonnel pour donner d’autant *

plus de relief à ses exploits, et le caractère général de la narra- ."üiôn du quatrième évangile. Beyschlag (Die Auferstehung Christi, à p: 36) remarque, avec raison, que le ch. XXI nous reporte néces- Sairement à une époque très voisine de la mort de l’apôtre, alors qu'on était encore surpris de cet événement, par suite d’une fausse iwterprétation des paroles de Jésus (Jean XXI, 21, 22).

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| à 245 L'AUTHEN TICITÉ DU QUATRIÈNE ÉVANGILE.

apostolique. Bien plus, l’hérésie se rencontre avec: Jon 208 thodoxie pour garantir l’ authenticité de ce petit livre, dont la trace se retrouve partout dans la littérature ec- clésiastique du temps et de tous les temps. Il faut, selon nous, renoncer à jamais à invoquer la preuve historique sion la frappe de suspicion alors qu'elle se présente : avec un tel cortége. Rien n’est plus vain que de | vouloir faire sortir du mouvement des idées au second siècle l’évangile qui a précisément donné le branle à ce mouvement. et le domine après l'avoir enfanté. On verra sans doute encore reparaître la même hypothèse, parce que l’esprit humain est inépuisable en ressources pour s’abuser lui-même, mais elle ne supportera pas longtemps l'examen scienti=. “à fique. M. Renan a écarté comme en se jouant et sans. débat les conclusions de Baur, tant elles lui ont paru à peu fondées, et a reporté notre évangile à la.date indiquée. | Dur la question de savoir à quel auteur nous devons attribuer ce document du premier siècle, les opinions se. divisent; les unsnomment Jean le presbytre, mystérieux. personnage de l'âge apostolique dont on ne connaît guère que le nom !; ils se fondent sur la désignation d'ancien ou de presbytre mise en tête de la deuxième épitre de Jean”. Les autres parlent de l'entourage A “ 4

nyme de l’apôtre, qu’ils appellent l’école d’ ne à LR

1 M. Nicolas, Etudes critiques sur le Nouv. Test., p« 206. Re 22 Jean I.

8 M. Renan. Introduction à la Vie de Jésus.

On invoque 3 en ! eur Fe la première hypothèse

à la difficulté de rapporter le quatrième évangile au

fils de Zébédée. Nous avons déjà écarté cette ob-

jection. Quand on vient nous dire avec sérénité qu'aucun apôtre ne s’est jamais appelé ancien ou presbytre, nous nous bornons à citer le texte suivant de saint Pierre : « J'exhorte les anciens, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Jésus- Christ !. »

Les partisans de la seconde hypothèse reprochent au quatrième évangile un idéalisme excessif; à les croire,

les faits et les discours du Seigneur y sont reproduits

avec une-extrème liberté, ou plutôt ils ont été refondus

au ‘creuset de l’ardent enthousiasme allumé à Ephèse par la parole de Jean. Un témoin oculaire, un apôtre pouvait bien inspirer un récit de cette nature, mais il ne pouvait l'écrire lui-même et transfigurer à ce point

l'histoire qui s'était déroulée sous ses yeux ?. À quoi nous répondonsque dans un temps d’attachement scrupuleux à la tradition apostolique, on ne saurait admettre un ar-

bitraire aussi effréné dans la reproduction de la prédica-

lion de Jean de la part de ses auditeurs et de ses disci-

“ples; rien n’est plus contraire aux coutumes du temps.

On ne produit d’ailleurs aucun texte à l'appui de cette

supposition inventée, comme nous le verrons bientôt,

pour er fortifier une autre non moins arbitraire, car

1 O GUHTPETÉUTEL OC. (L Pierre V, 1.) 2 Weizsæcker, Ueber die evangelische Geschichte, 1864, p. 289, Cet ouyrage très remarquable, empreint de l'esprit le plus élevé

pousse beaucoup trop loin l’arbitraire dans les questions de critique. ,

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- attribue au quatrième évangile. Fa, n La même hypothèse avait été déjà. “développés en

“nous contestons le EE Le, ms , —

Le

LA

France avec bien moins de ménagements. ain Jean, a-ton prétendu, arrivé à la blanche vieillesse, se reconnaissait à peine au milieu des influences contradictoires qui l’assaillaient à Ephèse; mais, fort jaloux de son crédit, il dicta avant de mourir quelques récits vagues et incohérents, à demi gnostiques pour le fond, mais assez précis pour les dates et surtout très personnels; il s’y sérait montré ja-

-loux de ses anciens compagnons d'œuvre, et spécialément de Pierre. Ces récits étaient ordonnés de ma-

nière à servir ses petites rancunes et à mettre sa personne en lumière avec une habileté qui ne l’a pas abandonné même devant la croix de son Maître et après le supplice de ses amis. Naturellement, les

disciples du vieil apôtre ne se sont pas fait faute.

d'arranger à leur guise un pareil document et d'y introduire une métaphysique subtile et des discours « roides

etg'auches, » tels que la prière du chap. XVII". Tirades

prétentieuses, lourdes, mal écrites, s’écrie un critique

raffiné en citant les pages qui nous font adorer! On ne «

répond pas à de tels jugements, car les éléments d’une appréciation commune manquent. Quant à ces petites

et honteuses passions qui auraient inspiré Jean dans ses

récits les plus pathétiques, nous abandonnons de telles

+ dr

t Vie de Jésus, de M. Renan. Introduction, xxIL

a É> à 12 “UNITÉ DE PLAN. REX D

insuations à la conscience qui sait distinguer ce qui

est grand Es pur de ce qui est vil et bas et ne confond.

pas Tes mesquines rivalités de gens de lettres aigris avec la noble fraternité des apôtres. Mais ce qui tombe SOUS l'appréciation de la critique, c’est l'unité de l’œuvre qui ressort de l'unité du plan et du style, c’est cet accord parfait entre la pensée et le langage qui révèle autre chose qu’un radotage de vieillard sur-

chargé de retouches. En effet, du premier chapitre ER + jusqu’au dernier, l'histoire de Jésus se déroule dans. * une même donnée poursuivie jusque dans le détail Re AE

% Fa

le plus minutieux. ne à

de

L'idée fondamentale de l'évangiie est te

nettement dans sa conclusion. « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie par son nom'. » Dès le prologue, Jésus nous est présenté comme le Fils de Dieu, apportant la vie et la

- lumière à ce monde qu'il a créé; 1l est la parole faite

- chair qui est apparue aux hommes « pleine de grâce . et de vérité, » reçue par ceux qui sont nés de Dieu,

mais repoussée par les autres. Toute la première

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