‹ Jésus-ChristChapitre 132 sur 376 · LE PREMIER RECENSEMENT EN JUDÉE · texte numérisé non relu

LE PREMIER RECENSEMENT EN JUDÉE

ainsi qu'une mesure politique, entièrement étrangère à la religion, conduit Joseph et Marie dans la ville de David. La loi juive ne faisait point une obligation à la femme d'entreprendre un tel voyage, car l'inscription de son nom était suffisante, mais qui s’étonnerait de

Glaubwürdigheit, p. 181), nous nous bornerons à rappeler ces mots de Jean-Baptiste : To@TOS [Lou fY, «il-était avant moi » (Jean I, 15). Evidemment mpütés régit ici le génitif. Si cette traduction est admise, elle fait tomber la grande difficulté que présente toute autre version. Car le cens général, auquel présida Quirinius, n’eut lieu que dix ans plus tard. Je ne vois, au contraire, aucune difficulté à admettre qu'Hérode ait consenti à satisfaire le désir d'Auguste. Il est certain que de tout temps Auguste a été préoccupé de la pensée de dresser le bilan de son empire et des royaumes alliés qui en dépendaient. (Suétone, Octave, c. XXVIIL.) Savigny, après avoir constaté que, dès les débuts de l'empire, on tendait à introduire le recensement dans toutes les provinces, reconnait que le mode de ces recensements variait selon les coutumes des pays où on les faisait. (Zeitschrift für geschitchlich. Rechtswissenschaft, vol. VI.) On peut aussi invoquer un curieux passage de Suidas, qui parle en termes exprès d’un premier cens fait dans tout l'empire sous Auguste. (Tholuck, Glaubiwürdigheit, p. 194.) Hérode l’a fait bénévolement comme roi allié, et non comme sujet, c'est-à-dire dans la forme appropriée aux coutumes

- de son royaume. Aïnsi tombent toutes les objections. Une nouvelle

tentative d'explication a trouvé grande faveur. Zumpft, dans son

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