‹ Jésus-ChristChapitre 15 sur 376 · PT · texte numérisé non relu

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Ed

- poudre ‘.

. Del'idée de Dieu dépend l'idée qu'on se re. du pé-

v; ne et de la purification. Aussi, quelle que soit la part

que l’on accorde aux intuitions de la conscience en de-

PE or du judaïsme, on doit convenir qu'elles sont sans

cesse altérées par la superstition païenne. Les reli- = gions de la nature identifient le mal moral avec le mal | physique, ou, comme dans l'extrême Orient, ellesrle ‘confondent avec l'existence finie elle-même, si bien

que la purification n’est plus qu’un procédé magique

das: æ pour apaiser la puissance malfaisante, ou un ascétisme effréné destiné à anéantir notre individualité. 1. PA e.

À Grèce, maloré-ses beaux éclairs et ses admirables mtuitions, n'a connu ni le repentir suffisant ni là con-

# +! sblation efficace. On ne saurait comparer sa vie morale Le Ts À .,." à ce drame si pathétique qui a pour théâtre la con-

science de l'Israélite pieux. Les notions de celui-ci sur Les applications les plus élevées de la sainteté sont “encore très incomplètes, mais $on idéal dépasse de beaucoup les meilleures aspirations païennes:; la loi. divine est sa règle absolue, son but constant et aussi

son tourment, parce qu'il mesure la distance qui l'en

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RP PES CAT ‘ 2 | + # 3 Se - RE r L le, F ü e Mr: + " » y ds ve rx

sépare. 11 pit en LH du Dieu juste, sous la me- | DRE 2 nace de ses jugements, mais tout pénétré d'une QTa-

titude qui n'égalera jamais les bienfaits reçus. Ainsi + se forme et se trempe une vie morale profondé= PE ment sérieuse, grande surtout par ses souffrances et * We par cet ardent besoin de purification, qui trouve une “2 satisfaction. toujours incomplète dans les sacrifices et les holocaustes au travers desquels la conscience entrevoit une satisfaction définitive. Enfin, au lieu de vagues pressentiments, nous avons une ferme espérance :* 3 qui éclaire l'avenir d’une clarté grandissante. se ; D'où vient donc cette supériorité de la religion de ÿ l'Ancien Testament? Elle est plus frappante au premier abord que celle du christianisme. Le j udaïsme, en effet, 3 par son isolement, s'élève dans l’ancien monde comme #. une-eime solitaire et ardue, tandis que l'Evangile étend son empire Sur l'humanité moderne bien au delà “an point où cesse la foi positive; car il a pénétré de son influence l'atmosphère morale que nous respirons. Est-ce sur le sable nu du désert, où il à d’abord R dressé sa tente, que le Sémite a lu le nom de son Dieu - “ F% unique et saint? Serait-il vrai qu'il lui a été plus. 7 "4 facile de s'élever à l'Invisible du sol aride des solitudes ee de la Syrie et de l'Arabie que $ "il avait eu à triompher.. F des enchantements d'une terre richement parée ?. On T0

concevrait que ces mornes espaces l’ euséent conduit à Fa un panthéisme mélancolique, mais ils n’enseignent pas. | “ris le "a de la conscience que le dé RE où Me: va

ke lai ‘a?

4 si > +. c pe 54 ORIGINE DIVINE DE L'ANCIEN TESTAMENT.

“+ est une page blanche où l'âme écrit ce qu’elle porte en

elle; par lui-même il ne révèle rien à l’homme, il

l’accable bien plutôt de sa triste et vague immensité d’où l'on ne tirera jamais la notion d'un Etre personnel, c'est-à-dire de l'infini vivant et libre. Si l’on invoque le génie de la race, nous demanderons comment l'Hébreu, avec son esprit sans souplesse et sans élan philosophique, à pu, dès son premier essor, dépasser Platon et Aristote, et les subtils rêveurs de l'Inde. In outre, s’il est un fait avéré, c’est sa prédisposition constante à l’idolâtrie, précisément à l’époque où s’élabore sa religion, il n’est retenu dans le monothéisme que par contrainte, il faut l’y ramener sans cesse par les plus rudes châtiments. Dès qu'il suit sa pente, il adore Baal, et dix tribus sur douze passent en défi= nitive à un paganisme mitigé. 51 donc sa religion ne

lui vient ni de la terre qu'il foule, n1 du sang qu

coule dans ses veines, il faut bien qu’elle descende du ciel; nous y reconnaissons le sceau d’une révélation, non pas formée toute d’une pièce, mais progressive, proportionnée au temps, à l'ignorance, à la faiblesse du peuple qui doit se lassimiler pour en être le œardien. Nous retrouvons donc dans le judaïsme, sous une forme purifiée et spiritualisée, la vraie religion

de l’époque de préparation dont nous avons, ailleurs, #

l’'ébauche informe; l’action générale de Dieu sur -

l'humanité se concentre sur une nation privilégiée, - ] Fe. 20e. 3 02

mais cette concentration même est dans l'intérêt des

autres nations, qui, par la voie des libres expériences

la

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