‹ Jésus-ChristChapitre 172 sur 376 · FONDATION DU ROYAUME DE DIEU · texte numérisé non relu

FONDATION DU ROYAUME DE DIEU

à proclamer ses droits; non, il l’accomplit en réalisant ce qu’elle préparait et préfigurait; il affranchit la vérité divine de toutes les formes qui l’enveloppaient et la

protégeaient comme la paille qui enferme l’épi avant la moisson. Cet accomplissement implique l’abolition de

ce qu'elle contenait de transitoire et de préparatoire.

Aussi dans le même discours où il déclare qu’il n’est

pas venu pour abolir la loi, n'hésite-t-1il pas à écarter

plus d’une prescription mosaïque qui ne faisait qu'en borner les applications. Ce qu'il renverse, c'est ce qui la limite, il l’aceomplit et l’étend en la spiritualisant.

De là, cette liberté royale dont il use et ces paroles.

hardies et vraiment divines par lesquelles il se proclame plus grand que le temple et maître même du sabbat".

Il est dans l’Ancien Testament une notion fondamentale qui le traverse tout entier. C’est celle du royaume de Dieu. Rétablir ce royaume dans un monde qui a été le théâtre de la révolte humaine, c’est évidemment faire rentrer celui-ci dans l’ordre primordial, c’est y détruire la grande anarchie morale qui a amené les maux et toutes les infortunes qui le désolent. Au fond le royaume de Dieu, c'est la souveraineté divine elle-même reconnue par l'humanité, c’est la réconciliation entre la terre et le ciel par l’obéissance, et cette obéissance ne saurait être que douloureuse, car elle doit commencer par extirper le péché et par opposer

l'esprit de sacrifice à l'esprit de rébellion. L'Ancien Tes--

tament à pris la race déchue dans son état de rude,en- 1 Matth. XII, G.

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