VARIÉTÉ DE SON ENSEIGNEMENT
vivant sous l’action combinée de l'Esprit divin et de la volonté humaine, s'appelle la foi et devient une de ces croyances pour lesquelles on sait souffrir et mourir. I] n’y a donc de bien fondée que l'autorité consentie; Jésus n’en à pas voulu d'autre. Aussi l'Evangile dit-il à bon droit qu'il enseignait le peuple comme ayant autorité et non pas comme les scribes', mot profond et hardi qui met en présence l'autorité morale la plus respectueuse de la Liberté et l'autorité traditionnelle la mieux organisée, en proclamant le néant de cette dernière. Pour l'Evangile, elle est tellement dérisoire, qu’elle n’existe pas.
Jésus a déployé la plus riche variété dans son enseignement pour l'approprier à tous les besoins des cœurs et à tous les.degrés de culture. Dans les synagogues où il parlait au peuple rassemblé le jour du sabbat, il rattachait son discours, selon la coutume généralement usitée parmi les Juifs, à la portion de l'Ecriture qui avait été lue le jour même?. L’Ancien Testament a, du reste, toujours occupé une grande place dans son
enseignement. On ne saurait trop admirer sa méthode d'interprétation, infiniment supérieure à celle de ses premiers disciples, et complétement affranchie de l’influence des écoles rabbiniques de son temps. Nulle part on ne rencontre chez lui la subtilité qui tord les textes ou qui multiplie les rapprochements artificiels. Commentaire vivant de cet Ancien Testament qu'il est venu
1 Matth. VII, 29, 3 Luc IV, 16-20.