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LA PARABOLE

accomplir, il met en lumière la pensée dominante qui en fait l'unité. {1 montre que tout aboutit à son œuvre, à sa personne, à ses souffrances et à son triomphe". Constamment il fait l'usage le plus heureux de l'histoire d'Israël; 1l possède si parfaitement toute cette littérature sacrée qu’elle prend place d'elle-même dans la trame de son discours, il l'anime du souffle nouveau qui émane de lui. « Jamais, dit Ewald, on n'a porté dans l'interprétation de la sainte Ecriture une intuition plus profonde, une clarté plus lumineuse, une intelligence plus pénétrante.-Toujours il sait trouver ce qu'il y a de plus frappant et en faire la plus admirable application*. »

La parabole, nous l'avons dit, est une des formes préférées de l’enseignement de Jésus, Elle-se distingue de l’apologue ou de la fable en ce qu’elle n’est pas une transposition des sentiments ou des actes humains dans

un domaine qui n’est pas fait pour eux, comme le monde.

animal ou végétal, mais un tableau complet d’une scène de la vie sociale ou de la vie des champs, duquel résulte une leçon morale ou un grand enseignement religieux. La parabole ne fait point parler le loup, l'agneau ou

la fourmi, elle laisse les objets tels qu’ils sont. Chaque

être mis en scène agit conformément à ses lois. La similitude doit être prise dans son ensemble et non

1 «Puis commençant par Moïse et continuant par tous les pro-! phètes, il leur expliquait dans toutes les Ecritures ce qui le regardait. » (Luc XXIV, 27.)

2 Ewald, Gesch. Volk Isr. V, p. 216. — Voir aussi Holzmann, Der Synopt., p. 460, et Schleiermacher, Leben Jesu, p. 864.

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