GUÉRISON DES POSSÉDÉS
force sur de malheureux êtres rendus accessibles à de telles influences par un état maladif et souvent par leur propre dépravation?
On ne saurait, eroyons-nous, aller plus loin dans la détermination de ce qu'était La possession. Il nous suffit de savoir qu'elle est autre chose qu'une maladie ordinaire et qu’elle implique l’action directe d’esprits malfaisants. Aïnsi se trouvent justifiées les paroles que Jésus à adressées aux. démoniaques. Il les guérissait, non par un vain exorcisme, Mais par un mot puissant qui éloignait l'esprit mauvais et rétablissait l’6quilibre dans l'être moral. Nous voyons bien qu'on essayait, à côté de lui, de guérir les possédés; les pha-
risiens sy employaient, comme il le reconnaît luimêmet. Il est possible que, dans certains cas, une pa- . y ,
1 Pour les miracles de Jésus, Bernard Weiss admet qu'ils ont été
“surtout l'effet de la toute:puissance divine, directement invoquée par
lui, bien qu'elle ait pu se manifester souvent par l'influence de sa personnalité sur les malades, spécialement dans les cas où le système
* nerveux était atteint, Weiss repousse avec raison les systèmes qui
n’admettent pas d’autres miracles que ces derniers, écartant toutes les interventions directes de la puissance divine. Il a pourtant quelque hésitation devant le miracle de Cana et celui de la multiplication des pains, parce que, dans ces deux miracles, il s’agit de produits hu- ® mains artificiels, tels que le vin et le pain qui sont transformés ou multipliés. Aussi, sans rien affirmer, hasarde-t-il l'explication de ce qu’il appelle un miracle de prescience (Vorsehung). Ce qui reviendrait à dire que Jésus a eu seul connaissance d’une provision cachée soit de vin, soit de pain. Nous né comprenons pas une telle réminiscence de Paulus. Il vaut mieux s’en tenir à l’inexplicable, une fois que le récit est accepté comme historique. Weiss croit encore que,