LE LAC DE TIBÉRIADE
de l'embouchure du Jourdain, Capernaüm (7e/7-ÆHum), qui fut la résidence habituelle de Jésus et qui n’est plus qu'un amas de pierres. Placée jadis entre la plaine de Grénésareth et le lac, elle était devenue un entrepôt de commerce considérable ‘. Sur la rive orientale s’élevait une seconde Bethsaïda, bâtie par Philippe, tétrarque de l’Iturée et de la Gaulonite.. Ces petites cités jouissaient d’une grande prospérité, grâce à leur admirable. situation; cependant elles étaient considérées
1 L'emplacement de Magdala et celui de Bethsaïda ne soulèvent pas d’objection. Il n’en est pas de même pour Chorazim et Caper- naüm. Robinson place la première de ces villes à Tell-Hum, et la seconde à Kan-Minieh, à l'inverse de nos propres désignations. Il se fonde * 1° sur le témoignage assez vague de pèlerins qui n'avaient pas visité par eux-mèmes cette partie du lac de Tibériade: 2° sur un passage de Josèphe qui dit que Capernaüm devait son nom à [a fontaine qui répandait la fertilité dans-la plaine de Génésareth (Josèphe, Ant., III, 10, 8). Robinson assimile cette source qui se serait appelée d’après lui fontaine de consolution où Kafer-Naüm à la source qui jaillit sous le figuier de Kan-Minieh. Wilson et Ritter combattent son opinion par des raisons très fortes. Voici les principales : 1° la source de Kan-Minieh sort de terre tout près du lac où elle se jette. Donc ce n’est pas elle qui arrosait la plaine; 2° Josèphe nous raconte (Vita, 72) qu'après avoir été gravement blessé près de l'embouchure du Jourdain, pendant la guerre de l’indépendance, 1l fut porté par ses soldats à une bourgade nommée Cuapernatdim, où il passa un jour en proie à la fièvre. Or, Tell-ITum est de deux heures plus près de l'embouchure du Jourdain que Kan- Minieh. Evidemment c’est lx que le blessé a été porté. D’après Jean VI, 3, nous voyons que Capernaüm n'était pas loin de la Beth- : saida de la rive orientale, où, d'après Luc IX, 10, avait eu lieu la multiplication des pains. Or, Tell-Hum fait face à cette seconde:
Bethsaïda, située à l’extrémité nord du lac. Le nom de Tell-Hum est - un synonyme de Capernaüm. Kaphar-Nahum signifiait le viliage de Nalium. Hum est une forme contractée de Nahum, et Tell signifie colline; cette désignation convenait parfaitement à l'emplacement de : Capernaüm. (Voir toutes les pièces du débat dans Ritter, Erdhunde, XV,p. 359.) |
beau climat que de rassembler autour de soiles multi
. ques séjours à Capernaüm, il ne cesse pas de parcou- w
culières qui ne se rencontrent plus dans celle de cOn=