‹ Jésus-ChristChapitre 230 sur 376 · LE LAC DE TIBÉRIADE · texte numérisé non relu

LE LAC DE TIBÉRIADE

vers le nord-ouest, l’'Hermon dresse ses cimes neigeuses qui tranchent sur l’ardent azur du ciel syrien, tandis qu'un peu plus au sud, vers l’ouest, la montagne de Saphed clôt l'horizon. Aux heures radieuses du matin ou à celles d’un crépuscule empourpré, le lac reproduit, avec une exquise pureté dans son eau paisible, tous les accidents de la lumière. Une brume dorée l'enveloppe parfois comme d'un voile céleste. On est tenté de demander aux collines avoisinantes l'écho des augustes paroles du Maître. S'il y eut jamais sous les cieux un temple non fait de main d'homme, c’est bien cette contrée qui est le vrai pays de l'Evangile, car nous y relisons l’histoire du Rédempteur comme dans les pages de nos livres sacrés. Les pensées du Christ ont été jetées dans le moule de cette douce nature: il lui a demandé ses symboles préférés.

Sans doute, pour se faire une juste idée du pays, il faut se le représenter animé et peuplé, comme il l'était il y a dix-huit siècles; car aujourd'hui il est frappé de la malédiction de l’islamisme. Autrefois sur les bords du lac s’élevaient de nombreuses villes habitées par une population active; les habitants de la petite plaine de Génésareth se livraient à l’agriculture, tandis que les riverains s’adonnaient à la pêche et au commerce. Au temps de Jésus on rencontrait sur la rive occidentale, d'abord Magdala, aujourd'hui Hegel; Chorazim, reconnaissable à une source qu'ombrage un figuier; Bethsaïda (Aun-Winieh), dont il ne reste, qu'un aqueducruiné et une baraque de pêche, et enfinnonloin «

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