MODE DE VIVRE DE JÉSUS
exigences. Quand il leur demandait de tout quitter
pour le suivre, il réclamait d'eux ce qu'il avait fait lui-
. même. Ne nous y trompons pas, cette condition du re-
M LPuc VIII, 35.
* è nd
? 9 : FA ® 4 noncement absolu n'a jamais cessé d'être imposée aux
ouvriers de Dieu, il demeure vrai que quiconque a mis
a main à la charrue ne doit point jeter un regard en
arrière. Seulement l'extraordinaire est plus mêlé aujourd'hui à la vie courante qu'il ne pouvait l'être aux origines du christianisme.
Jésus a donc surtout vécu avec sa famille spirituelle, usant librement de l'hospitalité comme le faisaient les rabbins de son temps. Il a voulu rester le plus pauvre de tous; s'il accepte l'assistance de ses adhérents !, 1l ne s'est point élevé au-dessus de la condition la plus humble. Il était entouré des disciples qu'il avait éclairés, des pieuses femmes qui avaient trouvé le pardon et la consolation auprès de lui; bien loin de repousser les êtres dégradés, il exerçait sur eux la puissante attraction de la compassion. Jésus recherchait les faibles, les abandonnés, tous ceux qui avaient besoin de secours et de pitié, le men-
. diant sur la place publique, le lépreux aux portes
des villes et le petit enfant sur les bras de sa mère. Don activité se partageait entre les foules qu'il évan-
gélisait et le cercle intime de ses disciples qu’il in-
struisait avec une sollicitude qui n’était ég'alée que par sa patience. Puis le soir, après tant de fatigues
et souvent de luttes pénibles, il gravissait la colline Ja