UXE JOURNÉE DE JÉSUS
plus voisine et là il se retrempait dans la prière solitaire et puisait sa force aux sources éternelles. C'est üc ces hauteurs sacrées, où se réfugiait son âme, que sa parole descendait comme un fleuve de vie pour se répandre à flots pressés sur les terres desséchées d'Israël.
Des fêtes nombreuses partageaient l’année en Judée. Jésus s’est astreint à les observer, mais sans tenir compte des traditions pharisaïques. Chaque sabbat il serend à
la synagogue partout où il se trouve, et sauf une seule :
exception, il a toujours fait le voyage de Jérusalem à
l’occasion des grandes solennités.
Rien ne nous initiera mieux à son mode de‘vie ordi-
naire que le récit de l’une de ses journées, tel qu'il nous
est donné par le deuxième évangile. C'était un sab-
bat !. Dès l'aube, Jésus-se rend à la synagogue ét il rat- : tache son enseignement à la portion des Ecritures qui
vient. d'être lue. L'impression produite par sa parole est profonde; les assistants comprennent immédiatement ce qui le distingue des docteurs auxquels ils sont accoutumés. Au lieu d'un organe impersonnel
de la tradition, ils entendent une voix vivante qui
retentit au fond de leur cœur; c'est la puissance movale substituée à l’autorité morte; on reconnaît bientôt que cette parole est pénétrée d'une vertu ‘extraordinaire. Un malheureux possédé qui se trouvait
dans l'assemblée tombe en convulsions. Le démon , “qui exerce sur lui une action mystérieuse, le jette
5 Voir Marc I, 21-59. | Ft
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