‹ Jésus-ChristChapitre 237 sur 376 · GUÉRISON D'UN LÉPREUX · texte numérisé non relu

GUÉRISON D'UN LÉPREUX

pels et les bienfaits. Pendant cette période ses miracles frappent plus les masses que ses paroles; aussi l'admi-

ration pour lui est-elle universelle et sans réserve, parce

PE

qu’elle n’est point encore tempérée par l’austérité et la

spiritualité d’un enseignement qu'on ne cherche pas à

comprendre : on n’a d'yeux que pour ses œuvres. Son nom vole de bouche en bouche, la Judée s'émeut en apprenant ce qui se passe au bord du lac de Génésareth, la Pérée et la Décapole font écho aux acclamations de la Galilée. La gloire vient au-devant de Celui quine la jamais cherchée. Et lui, que fait-il? Un trait sublime de saint Luc nous le peint tout entier : « Sa réputation s'acéroissait, dit l'évangéliste, mais il se tenait dans les déserts et il priait'. »

L'une des guérisons opérées par lui saisit particulièrement l'attention publique. Dans une des villes galiléennes, il avait rencontré un de ces malheureuxlépreux, vrais excommuniés de la vie sociale, qui encore aujourd’hui se tiennent aux portes des villes de la Judée, exhibant leurs plaies hideuses et poussant des plaintes déchirantes. Jésus l'avait guéri en posant ses mains sur lui. Malgré sa recommandation expresse, l'homme qui avait été délivré d'un mal si affreux s'était hâté de publier ce grand miracle?. L’admiration pour Jésus ne connut plus de bornes. Elle se fondait en partie sur un malentendu qui ne pouvait durer longtemps et que

1 Luc V, 15, 16.

2? Luc V, 12-16. Marc I, 40-45. Matth. VIII, 1-4. M. Schenkel a fait

. une belle découverte : c’est que le lépreux devait être déja à moitié guéri quand il vint à Jésus. (Characterbild, p. 73.)

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