‹ Jésus-ChristChapitre 255 sur 376 · PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE · texte numérisé non relu

PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE

Luc : « Les péagers et les gens de mauvaise vie s’appro-

chaient de lui pour l'entendre et les pharisiens murmu-

raient !. » Jésus répondit à ces murmures par ses plus

touchantes paraboles. Chercher au fond du désert,

au prix de mille fatigues, la pauvre brebis égarée,

en oubliant pour elle les quatre-vingt-dix-neuf autres qui sont restées au bercail, n'est-ce pas toute l’œuvre. miséricordieuse du Christ? C’est sous cette image si tendre et si belle que l’ancienne Eglise se plaisait à se

le représenter, et quand elle voulait résumer tout l'E-

vang'ile par un seul symbole, elle esquissait sur les sombres murailles des catacombes la douce figure du bon pasteur. La similitude de la drachme perdue exprime la même pensée. La parabole de l'enfant prodigue est le

drame du repentir dans ce qu'il a de plus pathétique et évoque devant nous l'idéal même de la paternité.

Elle se termine par un trait sanglant pour le judaïsme | pharisaïque; il était impossible qu'il ne se reconnût pas dans ce fils aîné aux mœurs correctes, au cœur froid, envieux spectateur de la scène de réconciliation. La parabole élargit singulièrement son cadre dans sa conclusion, car elle fait pressentir le retour de l'humanité \païenne dans la maison paternelle et l’abrogation des priviléges du peuple élu. Celui-ci a trouvé son type fidèle dans cette froide et orgueilleuse vertu qui énumère ses mérites et calcule aigrement ce qui lui revient, tandis que près d'elle coulent les larmes d’une sainte effusion.

1 Luc XV, L.

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