LE MESSIE DES ORACLES SIBYLLINS
ticulier contre la nation grecque, qui était alors la race dominante et oppressive en Asie; il ne parle que de vengeances divines. La nation juive se distingue par le culte du vrai Dieu des masses corrompues de la gentilité. À elle seule le grand Dieu à donné le sage conseil, la foi et les saintes pensées. La divinité outragée par un monde idolâtre, déchaïnera contre lui les plus redoutables fléaux; sa verge frappera le roi d'Asie qui, sous le septième des Ptolémées, a ravagé la terre, pareil à un aigle rapace, il a fait trembler le sol sous sa cavalerie et le pas pesant de son infanterie; il porte en tout lieu la ruine et la destruction. Il est facile de reconnaître à ce: traits Antiochus Epiphane. Le poëte hébreu voit dans les événements tragiques de son règne les signes précurseurs de la délivrance universelle dont les Juifs seront les instruments. La terre séra jonchée de cadavres humains que dévoreront les bêtes “féroces, elle sera dépouillée de ses moissons, et aîtestera par sa nudité hideuse les crimes de ses habitants. « C’est alors que du pays du soleil! Dieu enverra un roi qui mettra fin à la guerre dans le
monde entier, en immolant les hommes pervers et en faisant entrer les hommes pieux dans son alliance. » Evidemment il s'agit d’un roi guerrier qui établira la paix universelle par son glaive vainqueur. Ce sera donc un nouveau Maccabée qui achèvera l’œuvre com-
1 ÀT ‘zAMoto. (V. 650.)