‹ Jésus-ChristChapitre 27 sur 376 · LE MESSIE DES ORACLES SIBYLLINS · texte numérisé non relu

LE MESSIE DES ORACLES SIBYLLINS

mencée. Le bonheur de l'humanité, après qu’elle aura été, grâce aux Juifs, rangée sous ses lois, est représenté en vives images. Le peuple du grand Dieu nagera dans l'abondance de l'or et de l'argent, il sera vêtu de pourpre, la terre et les mers verseront leurs trésors à : ses pieds ‘. Une dernière lutte, annoncée par des signes effrayants dans le ciel, sera engagée par les nations jalouses, qui voudront envahir de nouveau le temple de Jérusalem, mais Dieu lui même interviendra, il fera pleuvoir le soufre et le feu de son ciel. Après ce triomphe final, les peuples apporteront leurs offrandes dans le sanctuaire et y feront fumer l’encens; alors commencera le règne éternel des saints dans des délices non interrompues. Le tigre paîtra avec le chevreau, l'olivier sera couvert de fruits qui ne se flétriront pas, les fontaines épancheront un lait plus blanc que la neige, et l'enfant jouera avec le serpent.

On voit combien les espérances juives sont devenues terrestres, elles ne vont pas au delà d’un bonheur tout matériel fondé sur le triomphe du monothéisme. Le rôle du Messie n’est plus que secondaire, puisque la suprême délivrance est directement attribuée à la puissance divine. En Judée, l'idéal religieux n'est pas plus élevé, comme le prouve le livre de Judith, où respire un patriotisme exalté qui ne recule pas devant le meurtre. On attend unique-

1 And Ô dv peydhoto Geoû meptxaAMËT mAcütw. (V. p. 657 et suiv.)

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