LE SÉJOUR À JÉRUSALEM A L'OCCASION DE LA FÊTE DES
TABERNACLES (AUTOMNE DE L'AN DE ROME V02./ à |
Jésus n’avait pas encore revu Jérusalem depuis son
retour en Galilée au commencement de l’année. S'il y fût retourné plus tôt, la crise finale eût été précipitée et il n'eût pu semer sa parole dans tant de villes et de bourgades. Maintenant il n a plus à craindre d’abréger le temps de la faveur publique; mieux vaut la lutte ouverte qu'un lent refroidissement, précurseur de la haine. Le séjour à Jérusalem n’apportera aucun chansement dans ses idées. D'abord ce n’est pas la première fois qu’il visite la ville sainte et que ses yeux contem-
: plent la contrée srandiose qui l’environne. N’en exag'é- D
rons pas la tristesse. Sans doute le haut pays de Juda ne
s’est jamais paré de magnificence comme le Carmel et le Thabor, on n’y a jamais entendu murmurer les sources comme dans la vallée du Jourdain, mais il était loin d’avoir l’aspectsauvage et désolé qu'il présente aujourd'hui.
LeCédrou n’était pas alors un sentier pierreux; il répan- M dait autour de lui la fertilité. Le mont des Oliviers, qui:
irosbers ce EL ct