JÉSUS PLEURE SUR JÉRUSALEM
gnifique mondée à cette heure même de flots de pèlerins, cette Sion des prophètes, c'est une ville maudite qui à laissé passer le jour favorable : « Ah ! s’écrie Jésus, avec un accent d’indicible douleur, si tu avais connu dans le jour qui t’a été donné ce qui devait assurer ta paix, mais ces choses sont cachées à tes yeux. » Il contemple par avance l’effroyable destruction qui châtiera cette incrédulité persistante; il voit l'aigle romaine qui s’abat sur le peuple et les débris qui s'accumulent. De toutes ces splendeurs, il ne restera pas pierre sur pierre et il pleure sur la nation qui va le crucifier'. C’est ainsi que se venge l'amour repoussé et maudit! Cette pitié poignante fait partie de la passion du Christ, la gloire et la souffrance sont toujours inséparables chez lui, et dans ce triomphateur nous avons reconnu l’homme de douleur ! |
Cette grande journée se termina comme elle avait commencé. Jésus accomplit ses derniers miracles dans le temple en guérissant plusieurs aveugles et plusieurs impotents?. Aussitôt de fraîches voix d'enfants firent, à leur tour,retentir l’Aosanna sous ces voûtes profanées. C’en était trop pour les prêtres et les docteurs d’être ainsi bravés dans ce sanctuaire où ils régnaient en maîtres. Jésus répondit à leurs paroles indignées en citant un mot touchant de l'Ancien Testament, qui montrait le prix qu'avait à ses yeux l'hommage des cœurs naïfs et droits : « Tu as tiré, lisait-on “dans les
1 Luc XIX, 41-45.
2 Matth, XXI, 14.