MALÉDICTION DU FIGUIER STÉRILE
rité morale; certes elle à reçu un grand honneur quand, au lieu de nourrir simplement le corps, elle nourrit l'esprit. Pour Israël, comme pour le figuier, le temps des fruits était passé. Seulement, pour la créature. libre, la saison stérile n’est pas inévitable et la sécheresse est un châtiment".
Les prêtres et les grands de Jérusalem devaient montrer un cœur aussi endurci que celui de Pharaon devant des signes divins plus éclatants que ceux de Moïse. Ils allaient donner les preuves les plus effrayantes de cet endurcissement dans le mélange d'acharnement et de perfidie qui caractérise leur dernière lutte contre
Jésus.
1 Marc XI, 12-14; Matth. XXI, 18-14. Il faut s'attacher dans ce récit, comme dans les paraboles, à la pensée générale et non à la concordance de tous les détails. D'ailleurs, quand même la saison des fruits, comme le remarque le deuxième évangile, était passée, il y avait néanmoins possibilité que Jésus en trouvât sur cet arbre, car la figue
de printemps se cueillait souvent en mars. (Wiener, Real Wærterbuch.)