RÉPONSE DE JÉSUS
je fais ces choses !. » Ce qui ne l'empêche pas d'üser de cette autorité qu'on lui conteste; s’il ne condescend pas à la démontrer, il la montre et la déploie contre eux.
La parabole des deux fils envoyés à la vigne, dont un n’est obéissant qu’en paroles, tandis que l’autre, qui s’est révolté d’abord contre le commandement de son père, n’en à pas moins rempli sa tâche, oppose dans un court et vivant tableau le repentir des péagers et
des gens de mauvaise vie à la fausse piété des principaux de la nation. La voix de Jean-Baptiste n’a trouvé
d'écho que parmi les premiers, et les impies d’hier ont devancé les dévots d'aujourd'hui”.
La peinture est plus sombre dans une autre parabole prononcée le même jour. Les mauvais vignerons ne se sont pas contentés de se dérober au travail, bien que
rien ne manquât pour rendre leur labeur fructueux, ni la tour, ni le gardien, ni le pressoir, ni la haiïe; ils ont
tué les messagers que le maître de la vigne leur a envoyés, et ils se préparent à immoler son fils, malgré sa haute dignité. Déjà l'intrigue meurtrière a été ourdie et l'infâme proposition a été débattue en secret. Quel effet devaient produire ces paroles prononcées devant la salle du sanhédrin où Caïphe, si peu de jours auparavant, avait demandé la mort de Jésus! La parabole se termine en annonçant ce que coûtera à Jérusalem cette inique condamnation; ceux qui la prononceront la porteront en réalité contre eux-mêmes et contre leur nation, car
1 Matth. XXI, 23-27; Luc XX, 1-8, 2 Matth. XXI, 28-32,