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vérité en assistant aux derniers entretiens des Juif
du temple avec Jésus-Christ; ils déploient une rare! finesse et un art de dialectique des plus exercéss certes l'instrument intellectuel a été poli et aigruisé avec soin par des maîtres habiles, mais il ne ste” brise pas moins dès son premier choc avec la parole de Jésus. Il ne descend jamais sur le terrain où l’on veut l’attirer; d’une question d'école, il fait une quess tion humaine et religieuse, tandis que ses adversaires s’escriment dans les espaces vides de la s0: phistique, il les ramène sans cesse aux réalités morale et les frappe au cœur. Son habileté n’a aucune anale: ie avec la prudence qui esquive un cas embarrassant Non, il combat poitrine découverte, sans subterfuge ouvertement, opposant aux questions captieuses tué
L'ATTAQUE DES PHARISIENS. 58 Je silence de la dignité ofensée, tantôt des interroŒi= - tions hardies quiconfondent ses prétendus juges, tantôt des paraboles dont la conclusion est une redoutable sentence sur eux, jusqu'à ce qu'enfin la coupe déborde en brûlante indignation. S'il se trouve parmi les docteurs qui l'entourent un homme que l'esprit de caste n'ait pas encore pervérti et qui mette une certaine loyauté dans les questions qu'il lui pose, il lui répondra avec bonté. C’est ainsi qu'il accueille le scribe qui lui demande quel est le plus grand commandement de la loi de Dieu; il le renvoie au sublime commentaire du décalogue donné dans le Deutéronome : «Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. Tu aimeras ton prochain comme toi-même ". » Mais quand c’est la mauvaise foi qui parle, Jésus déjoue se; calculs et ne lui permet pas de conserver les apparences de la supériorité; 1l ne se laisse pas interroger par elle. C'est en vain que les pharisiens le pressent de leur dire sur quoi se fonde son autorité. Il se borne à leur demander ce qu'ils pensent du baptème de Jean, sachant bien dans quelle perplexité il jette ces hypocrites qui n'osent déplaire au peuple en accusant d'imposture son prophète favori et encore moins reconnaître la mission du Baptiste, qui impliquerait celle du Galiléen. « Nous ne savons, disent-ils. » « Je ne vous dirai donc pas, reprend Jésus, au nom de quelle autorité
1 Marc XII, 28-82; Luc X, 25. Luc suppose que ce scribe était animé d’un sentiment d'envie. Il n’y en a pas trace dans le récit de Marc,
qui donne, au contraire, à penser qu’il aurait reçu une impression favorable des premières réponses de Jésus,