‹ Jésus-ChristChapitre 334 sur 376 · PRÉPARATIFS DU REPAS D’ADIEU · texte numérisé non relu

PRÉPARATIFS DU REPAS D’ADIEU

préparer sa maison pour y célébrer le repas pascal. fl s'y rend aussitôt, car il s'est décidé à avancer d'un jour cette grande solennité. Celui qui est maître du sabbat a certes le droit de choisir son heure. Il sait que le sanhédrin est décidé à le mettre à mortavant la fête; ne convient-il pas que cette Pâque, qui est la dernière du vrai judaïsme et la première du christianisme, soit célébrée le jour même où l'agneau qui ôte les péchés

du monde sera immolé? Se conformer scrupuleusement

en ce point aux habitudes nationales, ce serait sacrifier

l'esprit à la forme. Rien ne répond mieux à l’inspiration générale du ministère de Jésus que cette libre

modification du rituel juif pour un but supérieur ‘.

1 Nous avons déjà établi le désaccord sur ce point entre les synoptiques et saint Jean. Aucun des moyens proposés pour concilier les deux récits ne nous paraît satisfaisant. Citons les principaux : 1° Nous avons d’abord dé pures hypothèses qui sont inventées pour les besoins de la cause. On ne trouve aucun texte qui permette de supposer avec Stier qu'il y eut des divergences notables entre les Juifs contemporains de Jésus sur la détermination du jour de la fête; — ou bien avec Ebrard que, vu le grand nombre des agneaux à immoler, le repas pascal n’était pas célébré par tous les Juifs le même jour, ou enfin avec Calvin que, quand le 15 nisan, jour légal de la Pâque, tombait sur un vendredi, on transportait la célébration de la fête au soir suivant, comme le font les Juifs d'aujourd'hui. — 2° Olshausen prétend que les mots pdryeu rd TATYA (Jean XVII, 28) doivent être pris dans un sens étendu, et qu’ils peuvent s'appliquer * à tous les repas qui accompagnaient les nombreux sacrifices qui se faisaient pendant la fête. Ces sacrifices étaient nommés Pussah, comme on peut s’en convaincre par Deut. XVI, 1-3. Cette explication serait admissible si le texte sur lequel elle porte était le seul qu* fit difficulté, mais on ne saurait contester qu’elle n’ait contre elle tout l’ensemble du récit. Olshausen prétend encore que les précau-

tions prises par les Juifs pour ne pas se souiller dans ce jour de.

préparation n’ont lieu qu’en vue du sabbat du lendemain, «et ne prouvent pas que l’on fût le vendredi en pleine fête, C’est trop rabaisser la plus grande solennité des Juifs. Nous avons déjà établi

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