CARACTÈRE DE LA PAQUE JUI VE
vitude, aiors que les premiers nés des ken échap- ‘pèrent à la terrible mortalité dont l'Egypte avait été frappée. Depuis le prophète Esaïe, cette humble et douce victime figurait une délivrance d’un ordre infiniment plus élevé. Les pains sans levain et les herbes amères symbolisaient la fuite précipitée du peuple élu et les souffrances de l'existence au désert. La famille se réunissait au 14 de nisan. Le père, après une courte invocation, faisait circuler à plusieurs reprises. une coupe de vin mêk d’eau; chaque fois qu'elle passait de mains en mains on chantait un psaume d’adoration. Pendant que cette cérémonie s’accomplissait, le fils de la maison demandait le motif de la fête, ce qui donnait lieu au récit de la sortie d'Eg gvypte fait en termes concis, puis l'agneau était mangé avec des pains sans levain. Le repas se terminait par une cinquième coupe et un cantique de reconnaissance. Le père, à un certain moment, trempait un morceau de pain dans les herbes amères. C’est à cause de ce dernier rite que la Pâque s'appelait aussi la fête des azymes Nous retrouvons les principaux traits de cette solennité dans le repas de la chambre haute. À peime Jésus y est-il entré avec les disciples qu'il prend la première coupe en s'écriant : « J'ai fort désiré de manver cette Pâque avec vous avant que je souffre, car je > -vous dis que je ne la mangerai plus jusqu’à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu *.» Cette pa-
1 Olshausen, Comment. biblique sur Ai stor e de la Passion, p. 12. 2: Luc RL 15.