‹ Jésus-ChristChapitre 364 sur 376 · LE DOUTE DE THOMAS · texte numérisé non relu

LE DOUTE DE THOMAS

donner, et rien n’empêche d'admettre une communication partielle de l'Esprit à cette heure. Thomas était absent au moment de cette scène auguste; il ne voulut pas se rendre au témoignage de ses amis : « Si je ne mets ma main dans son côté, dit-il, je ne croirai pas.» Miséricordieuse condescendance du Christ! Il accorda cette demande à son apôtre, parce qu’il le sa-

vait droit et sincère, mais non sans mêler un reproche

à cette faveur imméritée : « Tu crois parce que tu as

. d ° à NE re vu: Heureux ceux qui ont eru sans voir '! » Heu-° reux ceux qui se sont contentés d'une parole divine et.

à SR ni : CR. :

quiont ouvert l'œil intérieur! Thomas a parlé pour les

croyants de tous les temps, quand il s’est écrié devant le Ressuscité: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Voilà la

foide l'Eglise primitive, la foi de l'Eglise universelle,

le vrai svmbole apostolique, non pas élaboré par un concile ou formé par la tradition, mais sorti d’un cœur ardent dans une heure sacrée; c’est le credo spontané de l'âme chrétienne prononcé à genoux devant le Christ!

L'apôtre saint Paul mentionne une apparition du Ressuscité à Jacques, frère du Seigneur ?. N’est-il pas permis de supposer que Marie, la mère de Jacques et de Jésus, sentit ce jour-là que l'épée qui lui avait tra-

versé l'âme en était arrachée pour toujours ? Glorieuse -consclation après de si indicibles déchirements !

C'est en Galilée que le grand rendez-vous avait été donné aux disciples au nom du Ressuscité. C'est Tà,

1 Jean XX, 27-29.

AA COr. XV, 7.

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