DE
ner,
noir 2 ne Cd nié à: le ne
Fu PE dd
TT Pre NE ENT
L’'ASCENSION. 667 du salut accompli; c'est le signe auguste de la rénovation, le sacrement de la conversion qui nous ensevelit avec le Christ crucifié pour nous faire renaître avec le Christ ressuscité, tandis que la Cène est le sacrement de la sainteté, qui n'est que la conversion continuée et confirmée. Maintenant, Jésus peut remonter au ciel, car 1l vit dans son Eglise, et par elle l’œuvre de rédemption va se continuer sur la terre.
Quarante jours après sa résurrection, le Maître prit congé de ses disciples à Béthanie, près de Jérusalem. Il est facile de reconnaître à ses dernières paroles que
la croyance qu'il leur lègue n'est pas un judaïsme
quelque peu spiritualisé, mais bien la religion de l’hu-
manité, qui n a d'autres frontières que les extrémités du monde. Il ne s'agit pas en effet, pour lui, de cette royauté du peuple d'Israël, dont ses apôtres sont encore préoccupés à cette heure", mais de ce règne de la vérité qui, propagé par la parole inspirée de ses témoins, s'étendra sur toutes les nations. « Vous recevrez, dit-il,
Ja vertu du Saint-Esprit, et vous me serez témoins
jusqu'aux bouts de la terre”. » Comme il prononçait ces mots, il disparut de devant leurs yeux pour entrer
dans les conditions d’une vie supérieure, affranchie de
toutes les limites de l’existence humaine, vie vraiment divine, à la droite du Père, dans le séjour de gloire, où
il nous prépare notre place.
ct À
L’ascension racontée par Luc est supposée par tous 3 Pen Ds
1 Actes I, 6.
* Actes I, &.
‘ F : e 668 RÉALITÉ DE LA RÉSURRECTION DE JÉSUS.
les écrivains sacrés, car aucun d'eux ne donne à penser que le Ressuscité ait pu mourir une seconde fois, ce qui est la seule alternative possible en dehors du fait mystérieux garanti par la tradition évangélique. La glorification de Jésus date du jour où il est sorti: du tombeau; son corps n'a rien de fantastique, ül a conservé sa réalité, puisqu'il est tangible et qu'il prend de la nourriture, mais il n’en a pas moins revêtu des propriétés nouvelles qui le distinguent de son premier état. Jésus n’est pas reconnu immédiatement par ses amis; 1l semble se transporter plus rapidement d’un lieu à un autre. Il faut maintenant qu'il retrouve toute la gloire qui lui appartient, et dans cette gloire les divins attributs qui lui permettent de gouverner son Eglise et de se donner par son Esprit à chaque âme croyante pour la nourrir de sa vie. L’ascension est le couronnement de son œuvre; son élévation définitive est aussi nécessaire que son premier abaissement.