‹ Jésus-ChristChapitre 76 sur 376 · FIXATION DU TEXTE SACRÉ AU SECOND SIÈCLE · texte numérisé non relu

FIXATION DU TEXTE SACRÉ AU SECOND SIÈCLE

voir qu'une refonte arbitraire de notre troisième évangile, et il démontre ainsi le crédit que notre Luc avait déjà obtenu à cette époque reculée ‘. Il a été établi, jusqu'à l'évidence, que l’évangile des Hébreux, bien loin d’être l'original de notre Matthieu, est une traduction de l'évangile grec que nous possédons ?, et qu’il garantit, par conséquent, son existence antérieure. Nos quatre évangiles profitent donc . de tout ce qu’on leur oppose et se présentent à nous comme l'autorité universellement reconnue dans l'Eglise du second siècle. Leur importance canonique s’accroït dans la mesure où l’on s'éloigne de ce qu'on peut appeler l’âge du Verbe vivant, alors que l'Evangile écrit demeure le seul intermédiaire entre l'Eglise et son divin fondateur.

L'étude et la comparaison des anciens manuscrits

de nos livres sacrés démontre que, dès le milieu du

zig, 1863. Les prolégomènes nous donnent très. exactement les'dates, Les citations faites par Justin Martyr, de ces deux apocryphes, ne font pas question.

1 Si l’évangile de Marcion eût précédé celui de Luc, il devrait y avoir trace de son emploi en dehors de la secte marcionite; or, cette secte seule l’invoque. En outre, on reconnait l'esprit de REA TA dans les éliminations qu’a subies le texte de Luc. Il est certain que Marcion a traité de même les épîtres de Paul. (Irénée, Contr. Hœæres., I, 29. — Bleek, Einleit. in N. T., p. 125 et suiv.)

2 Voir cette belle démonstration dans l'introduction de Bleek (p. 104). L'évangile des Hébreux contenait des adjonctions légendaires à notre = Matthieu grec. Il avait fait des emprunts à Luc. Il renfermait des erreurs qui supposaient l'existence préalable du texte grec. Ainsi il donnait à Jean-Baptiste, pour nourriture, des gâteaux de miel au lieu de sauterelles (Epiph., Hæres., XXX, 13). Evidemment cela vient de ce qu’il a confondu dnplèec avec Eyrpidec, ce qui n'était possible que dans la supposition d’un original grec.

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