LES APOTRES GARDIENS DE LA TRADITION PRIMITIVES
pain entre eux pour que la scène émouvante de la chambre haute leur revint en mémoire avec tout ce qu’elle impliquait. On voit par le chapitre XI° de la Fe épitre de saint Paul aux Corinthiens qu'avant mème la composition d’un seul de nos évangiles, le récit de l'institution de la Cène était fixé dans le souvenir de l'Eglise; évidemment saint Paul et saint Luc ont puisé à la même source. |
Le baptème des prosélytes ramenait devant l'esprit | - les faits constitutifs de la rédemption puisque c'était d'eux qu'il recevait sa signification; des développements historiques se rattachaient nécessairement à sa formule. Il y a plus, la tradition apostolique allait en s’enrichissant, car la promesse du Maître se réalisait pour les disciples; l'Esprit-Saint « leur remettait en. | mémoire les choses qu’il avait dites ou accomplies. » Bien des paroles divines, enfermées dans leur esprit, attendaient le rayon sacré pour reprendre vie. Il n'y avait rien de mécanique et d’artificiel dans l'éveil des souvenirs sacrés; les expériences de chaque jour, les ques- . tions graves qui surgissalent, les applications saisissantes de telle ou telle portion de l'enseignement de Jésus, | l’accomplissement de ses prophéties, tout contribuait à raviver dans l'esprit de ses disciples un grand nombre de paroles sublimes qui avaient d'abord dépassé leur
compréhension. Nous avons un exemple frappant de cette mémorisation toute morale accomplie sous” l'influence de l’Esprit-Saint. Quand Pierre à Césarée a vu les signes miraculeux de la Pentecôte se renou-