‹ Jésus-ChristChapitre 91 sur 376 · LES RELATIONS ÉCRITES · texte numérisé non relu

LES RELATIONS ÉCRITES

rite de garder dans sa vivacité et sa fraîcheur le témoignage des témoins apostoliques. L’ardent intérêt que les premiers chrétiens portaient à tout ce qui concernait la vie du Sauveur les poussait à user de tous les moyens pour n’en rien perdre; en la conservant par écrit, ils ne faisaient que se conformer aux habitudes de leurs compatriotes.

Evidemment de telles relations ont contribué à donner à la tradition primitive un caractère plus déterminé; elles ont constitué ce fonds commun dans lequel saint Paul puisait largement, et qui n’avait plus cette fluidité ondoyante d’un témoignage purement oral. On retrouve, en effet, dans les lettres de l’apôtre des gentils, à part les grands traits de l’histoire évangélique, des allusions à des paroles de Jésus, qui sont presque des citations verbales, ét qui démontrent que l’enseignement du Maître était conservé sous une forme très précise. Sans mentionner de nouveau l'institution de la Cène, nous voyons saint Paul dans sa première lettre à Timothée invoquer une parole de Jésus, qui se trouve textuellement dans le troisième évangile. « L’ouvrier, dit-il, esé digne de son salaire. » Plusieurs autres textes présentent des coïncidences non moins frappantes. L’Apôtre, dans sa première lettre aux Corinthiens, déclare que le chrétien doit mang'er de tout ce qui lui est présenté. C’est une parole du Maître,

1 1 Tim. V, 17, 18. Comp. Luc X, 7. Voir aussi L Cor, IX, 14, rapproché de Luc X, 9. OÙürws ai à nôpios Giéraésv vois Tè EbayYÉALOY HATAYYÉA houIt Êx où sbayyeAlou Eiv.

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