FORMATION D'UN TYPE DE NARRATION
recueillie par saint Luc'. Dans le ER vil de la même lettre, l’Apôtre en appelle, pour la « question du mariage, à des paroles positives de Jésus, que nous retrouvons. ACTE hui dans nos évang'iles ?.
Il résulte de ces textes significatifs que, avant la composition de nos récits canoniques, la tradition apostolique était en partie fixée, surtout en ce qui concerne les paroles du Maître. Les petits écrits que mentionne saint Luc avaient joué sans doute. un rôle important dans cette détermination. Pour notre part, nous ne voyons aucune difficulté à admettre que, dès cette pé- M riode, un noyau de traditions communes s'était formé; . il se maintenait comme un fond solide sous la diversité des relations circulant d'Eglise à Eglise. Il suffit de comparer dans les Actés des apôtres les récits portant 1 sur des faits identiques pour reconnaître chez les pre- 1 miers chrétiens une disposition marquée à user des 1 mêmes formes de langage, à se façonner une sorte de moule: de narration qui ne permet plus que quelques * divergences de détail. Nous retrouvons la même dis= position dans l'Eglise du second siècle. Qu’on rappro- k
t Hay vw rapardépevoy div écûlete (1 Cor. X, 27). Comp à: Luc, X, 8: Ecdlere rà maparibémeva dpi.
2? Quand Paul dit : «Le Seigneur ordonne que la femme ne soit pas séparée de son mari, il nous reporte à Marc X, 7, 10 : Que 4 l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. Pour le divorce, il s'en réfère à Luc XVI, 18. ;
3 Que l'inecompare le récit de la vision de Pierre dans Actes X, 9-16, au récit du même fait, Actes XI, 4- 11. Comparer éga Jement, Actes IX, 1-17, et Actes XXVI, 9-20, + «70e
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