FM4 2 “ L'ÉVANGILE DE MARC
ne permettent pas d'admettre dans xiote Matthieu un second témoignage immédiat, Un apôtre qui. n'eût pas quitté Jésus-Christ pendant tout son mie. Æ
nistère n'aurait pas passé sous silence les voyages à à * Jérusalem, il n’eût pas borné à la Galilée les appa-
. ritions du Ressuscité, et n’eût pas davantage rap-
6 se à une date erronée la célébration de la dernière
| - Pâque. | 4 #2
En résumé, notre premier évangile à comme pre-
mière base le. recueil des discours attribués par Papias à Matthieu. Cette base est des plus solides, puisque les Xéyi émanent d’un témoin primitif. Peuton reconnaître une égale valeur à la partie de l’Évangile consacrée aux récits? Nous le croyons égale « ment, sous la réserve d’un certain remaniement des documents primitifs pour les faits comme pour les discours. -
Cette seconde source, celle des récits proprement dits, se trouve dans l'Évangile de Marc, lequel, | d’après le témoignage du même Papias, aurait été |
l'écho de la prédication de Pierre, nous reportant
. ainsi à une date aussi ancienne que les Xxéyts de Mat-
> thieu. | |
de Betexte de Papias est ainsi conçu : « Marc écrivait
& mes soin, mais sans ordre, ce qui avait été dit ou ac-
| ‘compli par Jésus-Christ. En effet, il n'avait ni entendu
{lui-même ni suivi le Seigneur; plus tard il avait rejoint Pierre ; cet apôtre donnait ses enseignements selon les besoins (de s°s auditeurs), et comme sil eût
-voulu présenter une histoire ordonnée Fi oracles du +
Der. Marc n’a donc manqué en rien en écrivant es choses qu'il se rappelait, car il ne s’estattaché qu’à
ne rien omettre et à ne rien falsifier de ce qu al avait entendu ‘. » Ce passage, non moins discuté que le fa
meux texte de Papias sur Matthieu, peut-il s appliquer +: :.
à notre second Évangile, ou bien devons-nous supposer un écrit primitif que nous aurions perdu ?. RD er CR
Nous pensons d’abord que la compar: aison | du second Évangile avec les autres Évangiles, et spécialement avec le quatrième, explique parfaitement qu'on n’y eût pas remarqué un plan bien lié; pour qui connaissait la belle disposition de l'Évangile de Matthieu et de celui-de Luc inaugurés l’un et l’autre par le récit de l'enfance du Christ, le second Évangile, qui débute avec une sorte de brusquerie, devait paraître un simple fragment de l’histoire évangélique. C’était un temple sans portique, dont l’ordonnance était, par conséquent, défectueuse. Les grands discours du Maître étaient passés sous silence. Nous ne parlons jusqu'ici que du Mare primitif, car il est certain que lui aussi a été plus ou moins remanié. Quant à sa conclusion, elle
est décidément reconnue apocryphe. Il serait du reste