‹ Jésus-ChristChapitre 98 sur 376 · L'EVANGILE SELON SAINT MATTIHIEU · texte numérisé non relu

L'EVANGILE SELON SAINT MATTIHIEU

pour que nous n’y voyions qu'un recueil de discours. Nous sommes ainsi amené à admettre que son auteur a puisé à une autre source que celle des Aéya de Matthieu. Ce qui est plus décisif encore, c'est l’impossibilité où nous sommes de voir dans notre premier Évangile sous sa forme actuelle une simple traduction, et surtout d’en attribuer la composition à un apôtre.

Le style est de première main; il coule de source, il a même des finesses d'intention et presque des jeux de mots qui ne sauraient se concilier avec l’idée d'une traduction ‘. Toutes les fois que l’évangéliste cite en son nom l'Ancien Testament, il recourt à l'original hébreu, tandis qu’il emprunte aux Septante les citations intercalées dans les discours qu'il reproduit. Évidemment ce ne sont pas les allures d’un simple traducteur. En outre, le plus rapide examen démontre que le premier de nos récits canoniques n’a pu être écrit tout entier de la main d’un apôtre. Comment supposer qu'un témoin oculaire eût admis des désignations chronologiques si nettes, si précises dans l'enchaînement des faits et des discours là où il n’y a évidemment qu’un groupement d'événements ou de paroles rangés sous certains chefs généraux? Les divergences avec l'Évangile de Jean, quoique portant sur des points secondaires,

À 'Agavitouatv.. Érwc pavüoty Matth. VI, 161 Kaxods naxüs droÀëget (Matth. XX, 41).

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