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LES DEUX GÉNÉALOGIES DE JÉSUS

(mATTH., 1, 1-17. — LUC, IH, 23-38.)

Je ne crois pas qu'il existe un peuple possédant au même degré que les Juifs le culte de la race et du sang.

Par Abraham, ils forment une race à part dans le monde sémitique; par Jacob et ses douze fils, ils se fractionnent en douze tribus, mais sans préjudice de l'unité d'origine.

Comme ils tiennent à la pureté de leur descendance abrahamique, ils sont jaloux de l'intégrité du sang de leur tribu. Pour la mieux sauvegarder, non seulement le fils d'Abraham n'épouse jamais de païenne, mais l'Israélite pieux ne contracte guère d'alliance en dehors de sa tribu.

Si des milliers d'années n'ont pas détruit ce peuple, s'il subsiste encore au milieu des nations diverses où il est depuis tant de siècles dispersé, il le doit beaucoup à sa religion du sang. C'est sur cet attachement indestructible qu'est fondée sa coutume de dresser les tables généalogiques établissant l'état civil de tout Israélite.

Divisés en douze tribus, après la mort de Jacob, ils ont maintenu avec fidélité cette distinction dans l'unité de leur race.

Au retour de l'exil babylonien, la tribu de Juda éclipse les autres, el devient, pour ainsi dire, le peuple juif ou judéen ; les généalogies alors, au lieu de se dresser par tribus, s'établissent par familles. Mais, soit à l'aide des anciennes tables généalogiques, soit par les écrits privés, soit par la tradition orale, les familles conservent le souvenir des tribus dont elles descendent.

A cause des espérances messianiques, les familles issues de la tribu de Juda gardaient exactement avec un soin religieux leurs tables généalogiques.

Il en était de même de la tribu de Lévi. Bien qu'elle n'eût pas de territoire déterminé, bien qu'elle fût éparpillée à travers toutes les autres.

dans des villes réservées, le sacerdoce dont elle était héritière lui donne d'autant plus d'éclat dans le milieu palestinien, qu'il a hérité de tout le prestige de la royauté détruite. Il faut lire dans Josèphe {Contr. Apion, I, 7) avec quelle vigilance les familles sacerdotales conservaient leurs titres, et les faisaient établir, au moment du mariage, quand il s'agissait de choisir une femme au descendant de Lévi. Elle devait être de race sacerdotale, comme son mari, et sa descendance prouvée devant témoins, et sur les actes publics.

Quant aux autres tribus, un grave intérêt économique, sans parler des souvenirs historiques et d'une filiation qui souvent n'était pas sans honneur, leur faisait un devoir de veiller à leur état civil.

Suivant le droit judaïque, les terres appartenaient aux familles, et devaient rester dans les familles. Prouver sa filiation, c'était, du même coup, établir sa propriété et son droit d'héritage.

Aussi, quelque perturbation qu'ait jetée l'exil de Babylone dans l'état civil des Hébreux, — soit orgueil de race, soit intérêt domestique, soit religion, — les familles, en général, ont su maintenir par leurs alliances, et prouver par leurs arbres généalogiques, la pureté du sang et l'intégrité de la tribu.

Tout Juif se savait de telle maison, de telle famille, de telle tribu, de tel sang. Les Palestiniens en pouvaient justifier par les archives gardées au Temple; et les dispersés emportaient avec eux leurs tables généalogiques, comme un titre d'honneur, et de vrais papiers de famille.

Ces quelques remarques suffisent à l'historien pour accepter comme documents sérieux, bien qu'il soit impossible aujourd'hui, faute de renseignements contradictoires, de vérifier en détail leur exactitude, les deux généalogies davidiques de Jésus. (Matth., I, i ; Luc, III, 2.) Évidemment, les deux Évangélistes devaient être en mesure de prouver ce qu'ils avaient écrit, et ils ne pouvaient induire en erreur un public aussi jaloux de sa propre descendance.

Au premier coup d'œil, les deux généalogies de Jésus, consignées dans le premier et le troisième Évangile, se présentent avec une physionomie très tranchée.

Celle de Matthieu est descendante. Elle part d'Abraham et va jusqu'à Joseph, l'époux de Marie. Jésus y est Eommé Fils de David, avec l'intention manifeste de caractériser par Abraham, le chef de la race israélite, sa descendance nationale, et par David, le grand Roi, sa descendance royale. Elle est essentiellement théocratique et répond, ainsi, au caractère général du premier Évangile, dont le but est d'établir en toute circonstance la messianité de Jésus.

D'où vient cette liste d'ancêtres? Évidemment, de l'état civil des Juifs. Qiii l'en a tirée et qui l'a dressée? L'auteur de l'Évangile peut-être; mais l'eût-il empruntée à quelque auteur inconnu, il n'en a pas moins mis lui-même sa touche propre.

Au verset 16, il a soin de remarquer que Joseph est l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, et il écarte ainsi, relativement au Christ, la

paternité de Joseph, afin d'harmoniser sa généalogie avec ia genèse miraculeuse de Jésus qu'il racontera plus loin.

Il ajoute divers noms de femmes illustres, de quatre pécheresses notamment, bien que les registres officiels des Juifs ne les admissent pas : Thamar l'incestueuse, Rachab la courtisane, Bethsabée l'adultère, Ruth la Moabite.

Suivant la coutume, il décompose la série totale en trois parties de quatorze noms chacune : d'Abraham à David, de David à l'exil, de l'exil à Jésus. Pour avoir ce nombre symbolique, l'Évangéliste a supprimé, dans la série des aïeux, plusieurs noms; et pour le retrouver dans ceux qu'il garde, il faut compter David dans la première et la seconde partie, ajouter, dans la troisième, les noms de Marie et de Jésus, ou bien exclure Jésus et Marie, et répéter deux fois le terme commun à deux séries successives. Les anciens aimaient à compter de la sorte et à partager leurs généalogies en divisions égales, pour aider la mémoire.

La généalogie de saint Luc, au contraire, est ascendante. Elle s'élève de Jésus et de Joseph par David et Abraham jusqu'à Adam, et jusqu'à Dieu qui a fait d'un seul sang, s? évôç alV-axoç, toutes les races humaines habitant sur la terre. (Act., XVII, 26.) Elle remonte à David, non par la branche royale des Isaïdes, mais par la lignée de Nathan, fils aîné du grand Roi. Entre Nathan et Jésus, on ne retrouve que deux noms semblables à ceux que Matthieu mentionne, de son côté, entre Salomon et Joseph : Salathiel et Zorobabel. La formule pour exprimer l'union des ascendants est plus vague, plus indéterminée que celle de Matthieu. L'un se contente de l'article toO, au génitif, traauit par le « qui fuit r> de la Vulgate ; l'autre emploie le « genuit -a .

Dans sa nomenclature, l'auteur suit les Septante. L'incorrection de l'orthographe et l'altération des noms hébraïques sont l'indice certain que cette liste s'est formée dans un cercle juif helléniste. L'idée de faire remonter Jésus jusqu'à Adam donne à cette généalogie un caractère universaliste qui concorde bien avec l'Evangile auquel elle appartient, et avec le Messie lui-même, dont le rôle est de sauver tous les hommes.

La diversité fondamentale des deux tables généalogiques a été, dès les premiers temps, l'objet de controverses sans fin.

Quelle est la valeur de ces deux pièces? L'une ne contredit-elle pas l'autre.-' Si la première est exacte, comment la seconde le sera-t-elle.? Ou inversement : si la seconde est juste, la première ne sera-t-elle pas fautive?

Les Pères, les docteurs, les exégètes chrétiens, n'ont jamais hésité à les accepter l'une et l'autre, au même titre; et tous ont essayé de résoudre le problème délicat de leur concordance.

Deux systèmes principaux ont été adoptés : l'un, partant de l'hypothèse que les deux généalogies sont de Joseph ; l'autre, de l'hypothèse que la première est de Joseph, la seconde de Marie.

Dans le premier système, on a cherché à expliquer les divergences, en ippuyant sur le Lévirat. (Deut., V, 10. Cf. MaRC, XH, 19.)

On sait, en effet, que cette loi mosaïque obligeait un frère à épouser la veuve de son frère, mort sans enfants, de telle sorte que l'ainé des enfants qui naîtraient de cette union nouvelle héritât des biens et du nom du défunt. Le droit ou le devoir d'épouser pouvait se transmettre à un parent plus éloigné.

En vertu de cette prescription, un homme pouvait avoir deux pères : un père selon h nature et un père légal, et, par conséquent, deux généalogies : l'une selon !a nature, l'autre selon la légalité.

La généalogie dressée par Matthieu est la généalogie naturelle de Joseph qui a pour père vrai Jacob ; la généalogie dressée par Luc est la généalogie légale de Joseph qui, par la loi du Lévirat, a pour père Héli. A partir de Jacob et d'Héli, les deux généalogies suivent une ligne différente jusqu'à Zorobabel et Salathiel. Ce dernier, en vertu de la loi léviratique, a donné à Joseph deux pères : l'un selon la Loi, Jéchonias ; l'autre selon la nature, Néri ; et les deux généalogies repartent, pour se rejoindre de nouveau en David, par Salomon et par Nathan.

Dans l'hypothèse où l'une des généalogies, celle de Matthieu, est de Joseph, tandis que l'autre, celle de Luc, est de Marie, les différences vont de soi : ce sont deux arbres essentiellement divers ; et le problème de leur harmonie est plus que résolu, il est supprimé.

La seule difficulté, dans cette dernière hypothèse, est d'expliquer comment Joseph est dit fils de Héli, . toù 'Hàî ^ . Il suffit de lire le texte avec une parenthèse qui permet de rapporter le - -oO 'H>i t non à Joseph, mais à Jésus, dont il devient le grand-père.

Ces deux systèmes ainsi entendus soulèvent, à mon avis, plusieurs objections graves.

Dans le premier, on se demande en quoi une généalogie légale ou naturelle de Joseph peut importer à Jésus, puisque Joseph n'est pas son père. Elle ne prouvera qu'une chose, c'est que Joseph étant l'époux de Marie, il est le père légal de Jésus, et, par conséquent, ses droits légitimes au trône de David passent à Jésus.

Fort bien : mais, dans ce cas, l'une des généalogies devient inutile, et je demanderai si celle qui subsiste répond au but des Évangélistes. Était-ce donc pour établir le droit au trône de David qu'ils ont écrit? Et qu'importait à Jésus cet héritage dont il ne voulait pas, puisque son Royaume n'était pas de ce monde .-*

Dans le second, on peut faire à la généalogie de Joseph la même objection, et quant à celle de Marie, elle a l'inconvénient d'être une anomalie par rapport aux mœurs juives qui ne connaissaient pas de généalogie pour les femmes.

Les critiques rationalistes modernes les plus modérés (i) ont fini par

(i) Voir Reuss, Histoire évangélique, Paris, 1876.

renoncer à une concordance qu'ils estiment impossible et qu'on ne peut obtenir qu'à l'aide d'expédients arbitraires. Ils ne voient dans les deux tables que deux généalogies différentes du môme Joseph, généalogies qui se sont formées dans des milieux divers, à l'aide de documents ciivers : ce qui suffit à expliquer leurs oppositions. Elles ne pouvaient, d'ailleurs, intéresser que les Judéo-chrétiens, d'où les deux documents sont sortis. Elles tendaient l'une et l'autre à établir que Jésus de Nazareth descendait en ligne directe, légitimement et naturellement, de père en fils, de David, et réalisait ainsi, en sa personne, l'une des thèses fondamentales de la théologie messianique des Judéochrétiens. (Voir Encyclopédie des sciences religieuses, art. Généalo-

Mais pour les chrétiens qui croyaient à la conception miraculeuse de Jésus, ces généalogies devenaient sans valeur, au sens naturel du mot ; et si les Evangiles ont conservé ces docum.ents, leur unique mobile a été de conserver le privilège que le nom de « fils de David " , généralement employé, au premier siècle, pour désigner le Messie, pouvait donner à Jésus.

Les généalogies, sous leur plume, perdent leur valeur naturelle et ne conservent plus qu'une valeur légale ; car Joseph n'est plus, d'après eux, le père de Jésus, au sens propre du mot, il n'en est que le père légal, en tant qu'époux de Marie, sa mère.

Une simple observation suffit à ruiner cette thèse : pourquoi Jésus ne pourrait-il être, par sa mère, du vrai sang de David? Et si une étroite parenté entre Joseph et Marie, comme la tradition universelle en témoigne, donnait les mêm.es aïeux à l'un comme à l'autre, pourquoi une généalogie de Joseph ne pourrait-elle pas être, du même coup, celle de Marie et de Jésus?

Je vais plus loin. Pourquoi ne pas voir dans les deux généalogies deux arbres différents : l'un remontant, par voie de filiation naturelle, de Joseph à David, par Jacob; l'autre, par voie de filiation légale, de Joseph à David, par Héli, père de la Vierge et père légal de Joseph?

Avant d'établir cet essai de conciliation fondé sur ces bases, il faut établir la portée de ces deu-x documents évangéhques .

11 n'est pas admissible que les Évangélistes , préoccupés comme ils l'étaient de la messianité de Jésus, aient renoncé à l'établir sur ses bases essentielles.

Or, une des conditions du Messie les plus nettement formulées par les prophètes, et universellement reconnues, aussi bien parmi la foule que chez les lettrés, c'était sa descendance davidique, qu'on le remarque bien, sa descendance charnelle, « ex semine David ^ , et non pas seulement sa descendance légale.

Le Christ devait être plus que l'héritier légal du grand Roi, il devait être matériellement de son sang, aussi bien que du sang d'Abraham. Je ne crois pas qu'il soit possible de révoquer cela en doute.

C'est évidemment pour constater la u filiation naturelle ^ de Jésus par

rapport à David, que deux des Évangélistes ont donné les tables généalogiques de Jésus.

Si Jésus était fils de Joseph, les deux généalogies de Matthieu et de Luc iraient droit au but ; mais, au témoignage de l'un et l'autre Évangéiiste, Jésus ne tient à l'humanité que par Marie, sa mère, et dès lors il y a lieu de se demander quelle peut être la valeur démonstrative de ces deux listes d'ancêtres, nu point de vue de la descendance davidique de Jésus.

On est forcé de convenir, en toute rigueur d'exégèse, aue les deux généalogies sont, en effet, l'une et l'autre, les généalogies aavidiques de Jésus, par Joseph, son père présumé. Toutes les généalogies juives se font par les aïeux mâles, et rien ne serait moins vraisemblable d'admettre que, dressant des généalogies juives, l'Évangcliste palestinien, Matthieu, et l'Évangéliste hellénique, Luc, aient violé ainsi les usages de la nation à laquelle ils empruntaient, du reste, leurs deux tables.

Néanmoins, et tout en reconnaissant ce fait, il me semble facile d'établir que les deux généalogies vont au but, et prouvent réellement la filiation davidique de Jésus.

En effet, si l'on admet entre Marie et Joseph une parenté étroite, de telle sorte qu'ils fussent delà même famille et de la même maison, comme d'ailleurs la tradition universelle l'a toujours reconnu (i); si l'on fait de Joseph le frère ou le neveu d'Anne, mère de Marie, suivant l'opinion de Cornélius à Lapide, il est évident que les aïeux de Joseph, ceux de Marie et de Jésus sont les mêmes; en sorte que, bien que Joseph ne soit pour rien dans la genèse de Jésus, dresser la l'ste de ses pères, comme l'a fait Matthieu, c'est, du même coup, dresser la liste des pères de Marie et de Jésus. Jacob, père de Joseph et d'Anne, serait le grand-père de Marie et l'aïeul du Christ.

Quelle objection sérieuse peut-on élever contre cette hypothèse dont le seul tort, si elle en a, serait de déterminer, sans témoignage exprès, le degré de parenté de Marie et de Joseph?

Mais alors, comment expliquer la généalogie de Luc, et sa différence avec celle de Matthieu?

Si, d'après celui-ci, Joseph a pour père Jacob, comment, d'après celui-là, est-il de Héli?

La réponse nous paraît simple.

Il suffit de se demander ce qu'était Héli. Or, comme on peut l'établir par plusieurs passages des Ecritures, Héli est, par apocope, Héliakim, et Héliakim, synonyme de Joachim. Joachim, d'après l'universelle et constante tradition, était le père de Marie et le beau-père de Joseph. En épousant la fille de Héli, Joseph devenait l'héritier légal et le fils de Héli, de sorte que saint Luc, en dressant par ce dernier sa liste généalogique, a, en réalité, donné les ascendants paternels de Marie et de Jésus. La formule vague ToO, en grec, . qui fuit -' , selon la traduction de la Vulgate,

(i) IRÉN., lib. III, c. xviii; Tertull., Contr. Jud.; August., in .V. T. in 86; Contra Faust., 1. .XXIII. — Jérôme, Comment. inMatth.; Ambr., 1. III, in Luc; Damascène, etc., etc.

employée par saint Luc pour exprimer les rapports de ces ascendants, depuis Joseph jusqu'à Adam et jusqu'à Dieu même, est susceptible, à cause même de son indétermination , de trois sens divers : elle indique un rapport légal de Joseph à Héli, une filiation naturelle entre les autres, un rapport de créature a'Adam à Dieu.

Les deux généalogies contiennent, ainsi, la double série des ascendants maternels et paternels de Jésus, par Jacob. Jésus descend de David par les rois Isaïdes et par Salomon ; par Héli, il descend de David, par la branche plus obscure de Nathan. Les deux branches ne se sont jointes qu'en Abraham, en David et finalement en Jésus et Marie, car il est difficile de croire à l'identité du Salathiel de Matthieu et de Luc : l'un étant de la famille salomonienne, et l'autre de celle de Nathan ; et il devenait inutile, dès lors, d'invoquer, pour expliquer comment ce personnage apparaît dans les deux généalogies, la loi du Lévirat, certaine en ellemême, mais toujours arbitraire dans ses applications.

Cependant, si l'on veut admettre l'identité, malgré la difficulté que suscite cette hypothèse, à raison du passage du / Chron., \\\, 19, il faut faire intervenir la loi du Lévirat. La branche salomonienne s'éteint en Jéchonias; et Néri, de la branche nathanique, lui suscite un héritier qui est Salathiel. Dans la généalogie de Matthieu, Salathiel est fils de Jéchonias, son père légal, et dans celle de Luc, il est fils de Néri, son père par nature. Salathiel engendre Zorobabel, dont le fils aîné Abiud continue la lignée salomonienne, et dont le fils cadet, Resa, continue la lignée nathanique.

Voici deux schéma qui faciliteront l'intelligence du système d'accord des deux généalogies, fondé sur la parenté de Marie et de Joseph.

Dans le premier, Joseph est supposé l'oncle de Marie et le frère d'Anne.

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