‹ Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · I. — L'Homrae de douleur · texte numérisé non relu

I. — L'Homrae de douleur

Sous ce titre, trois diiTérents sujets sont étudiés tour à tour ; les convenances des divines douleurs : leur exposé, leurs causes 129

I. — Convenances des divines douleurs. — Ces douleurs n'étaient pas en soi nécessaires à la Rédeaiption du monde ; elles le devinrent par la volonté et le décret du Père. — Elles étaient le moyen de rédemption le mieux approprié à la chute de l'homme. — Les douleurs et la mort de l'Homme-Dieu manifestent d'une manière éclatante la justice de Dieu, et ses formidables exigences. — Eîfet du spectacle de la croix sur le monde prévaricateur. Le langage du crucifix. — Les douleurs et la mort de l'Homme- Dieu manifestent d'une manière éclatante la bonté de Dieu. — Les douleurs et la mort de l'Homme-Dieu triomphent du cœur de l'homme. — Elles lui sont le plus viviliant spectacle : le chrétien à l'école du crucifix. — S'il fallait la douleur et la mort, il les fallait d'un Homme-Dieu. Ni Dieu seul ne pouvait s'acquitter de cette dette terrible, ni l'homme seul la payer dans la valeur infinie que Dieu avait fixée pour le rachat du crime du genre humain 130

II. — Exposé des divines douleurs. — 1. Universalité des douleurs de Jésus-Christ, S'il ne pouvait convenir quo Jésus-Christ souilVît toutes les espèces de douleurs, il voulut néanmoins en subir tous les f/f lires. — Jésus-Christ souffrit dans tous ceux qui l'entouraient : il souffrit dans tous les biens de l'existence ; il souQVit dans toutes les parties de son être. — Jésus-Christ soull'rit sans relàchet Jésus-Christ souffrit toutes les douleurs à la fois. — Jésus-Christ souffrit sans allégement. — Comment Jésus- Christ souffrit de la part de toutes les créatures. Enumération effrayante des bourreaux de Jésus,

Jésus-Christ soutl'rit dans ses biens. Amitié, honneur, fortune, patrie, tout, jusqu'à ses disciples, jusqu'à sa propre mère, est abandonné par Jésus. Il meurt dépouillé

même de ses'vêtements. — Abime infiniment plus profond: il perd, comme « pécheur » et pécheur universel, l'assistance et les tendresses de son Père. Du haut de sa croix il voit la terre et le ciel conjurés contre lui; tout l'abandonne et se tourne en menaces et en supplices. Jésus-Christ souiîrit dans toutes les parties de son être,

— Jésus-Christ soulMt dans chacune des parties de son corps. II souiTrit dans chacun de ses sens. — Tableau des épouvantables douleurs de l'IIomme-Dieu à la croix 142

2. A ïuniversalité des douleurs subies par Jésus-Chrit doit s'ajouter leur intensité. — Jésus-Christ soulîrit à la fois toutes les douleurs de l'âme et toutes celles du corps, et il les souffrit dans leur entière plénitude. — Proposition de saint Thomas: «Ces deux douleurs lurent les plus grandes de toutes celles que l'on peut souffrir dans la vie présente.»

— Triple cause de cette suprême intensité : la nature des douleurs éprouvées : la qualité du patient qui les subit : le motif qui les lui fait ressentir. — Jésus-Christ percevait tout avec la plus extrêaie lucidité. Supplice que lui lit éprouver la vue du péché, de l'injure faite à son Père, des éclats de la divine vengeance. — Sensibilité exquise du corps et do l'àme de Jésus-Christ : il ressentait les coups et les injures dans une intensité à jamais incompréhensible. — Les souffrances de Jésus-Christ ne reçurent aucun allégement. — Enfin ces douleurs étaient voulues par Jésus-Christ et par son Père. .Signification terrible du mot de l'Ecriture : Voluit conterere 154

3. Étude plus spéciale de deux douleurs de la divine Passion : la tristesse, l'humiliation. — Le mystère de la tristesse de Jésus. Comment accorder cette trislesse avec la vision béatitique? — Les trois causes de la tristesse de Jésus. Le péché : la perte des âmes : la mort à subir. — Intensité extraordinaire de la divine tristesse. — Cause de cette intensité. — Les quatre éléments dont se composa l'affreuse désolation de l'Homme-Dieu.

Des humiliations de l'Homme-Dieu. — Triple ignominie que subit Jésus dans sa Passion : Ignominie du lieu, ignominie du supplice, ignominie de l'entourage. — Le lieu :Jethsémani, Jérusalem, le Calvaire. — Le supplice : La croix, suprême ignominie. — L'entourage : Jésus confondu avec les scélérats; Jésus-Christ mis au-dessous des

scélérats 161

d. Questions théologiques touchant les douleurs del'Homme- Dieu. Comment fut-il possible que Jésus-Christ éprouvât la douleur ? 171

III. — Causes des divines douleurs. — Ceux qui coucourent à la divine Passion, c'est tout ensemble l'homme pervers qui poursuit et fait mourir la sainte Victime -, c'est celte Victime elle-mêaie qui par amour s'olfre volontairement à la mort ; c'est le Père qui par la mort de son Fils satisfait sa bonté, exalte sa justice, glorilie inliniment son intinie grandeur.

1. Les bourreaux de Jésus. — Le crime du déicide fut-il le plus grand de tous les crimes ? — Les coupables. L'aristocratie juive. — La foule. — Les Gentils. — Caiphe, Judas, Pilate 174

2. Ces grands coupables devenaient à leur insu les instruments de la plus divine miséricorde. — La sainte Victime était plus ardente encore à s'offrir qu'eux à l'immoler. — Spontanéité absolue de la mort de Jésus-Christ. — Portée théologique de celle expression : Iradidit semetipsum 178

3. Il convenait que le Père décrétât la mort du Verbe Incarné, parce qu'il convenait que Jésus-Christ mourût par obéissance. — Cela pour trois raisons : pour réparer la faute du genre humain qui fut une faute de désobéissance ; pour olTrir un parfait holocauste; pour glorilier Dieu par l'hommage de la soumission.

Dans quel sens peut-on dire du Père qu'il condamnait son Fils à la mort. — Conformité parfaite de la volonté du Fils avec celle du Père. — Les trois manières dont Ul faut expliquer le décret du Père livrant à la mort son Fils bien-aimé , 180

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