III. — Le Verbe fait chair
Le Verbe de Dieu est venu à nous dans la réalité do notre nature :
I. — Sa venue fut précédée d'un héraut chargé de l'annoncer au monde. — Nécessité de celle préparation : mission de Jean-Baplist'î auprès du monde déchu. — Extraordinaire puissance du Précurseur 31
II. — Magnilicencos de l'œuvre de l'Incarnation. — Elle est le suprême triomphe de Dieu. — Elle est la divine élévation de l'homme : mystères et grandeurs de noire filiation divine. — Comment nous sommes faits enfants de Dieu. — Différences profondes entre nos deux naissances et nos deux vies naturelle et surnaturelle 31
Commentaire de ce mot : Verbum caro facium est. Admirables raisons qui tirent choisir à l'Esprit-Saint une semblable expression , 40
là"
406 TABLE DES MATIÈHES
L'infinie Sagesse trouve dans l'Incarnation du Verbe s& plus haute manifestation. — Saint Thomas résume sous trois chefs les multiples raisons de convenance du mystère do l'Incarnation : convenance de Vœuvre elle-même ; convenance du mode choisi par Dieu pour son exécution ; convenance du temps auquel Dieu l'accomplit.
ï. — Convenances de l'œuvro.
L'Incarnation et la Rédemption de Jésus-Christ devaient en résumé produire dans le monde deux grands elfets : Apporter au monde tous les fcieni; détruire et paralyser dans le monde tous les maux.
1. — Première œuvre de l'Incabnation. — 1. Son premier et décisif résultat fut de rapprocher l'homme de Dieu. — Deux choses tenaient l'homme éloigné de son Dieu : son néant et son péché. — L'Incarnation fait cesser ce double éloignement en élevant l'homme .jusqu'à Dieu ; en so montrant à l'homme sous l'aspect du plus tendre Père et
du plus doux des Amis 46
2. A l'homme, au degré d'élévation surnaturelle où Dieu a résolu de le porter, il faut une lumière surnaturelle et divine ; il lui faut des connaissances, une édiicalion en rapport avec ses hautes destinées. — Ces connaissances divines, cette céleste éducation, qui les pourra donner à l'humanité? Qui mieux que le Verbe incarné? Comment le Verbe fait Homme possède tout ce que réclame notre divine éducation : lumière, autorité, onction 40
3. Savoir ne suffit pas à l'homme : il faut qu'il aspire à ses divines destinées; avec la foi qui léclairo, il lui faut l'espérance qui enflamme sa volonté et précipite ses pas. Incompréhensible insensibilité de l'homme pour Dieu et les biens célestes : l'homme aime tout sauf son Dieu. — Par l'Incarnation Dieu a fait briller aux yeux de l'homme la beauté invisible et les éternelles magnificences; l'homme s'est épris pour elles, et Vespérance lui a fait prendre vers
le monile surnaturel le plus sublime essor 52
4. Fondement de la foi et de l'espérance, l'Incarnation l'est encore de la charité. Inaccessible dans sa gloire
Dieu n'était pas aimé. — Devenu le frère de l'homme et revêtu de cha'-mes sensibles, il conquiert pour les siècles le plus inénarrable amour 56
5. Dieu a voulu que sa créature intelligente et libre obtînt une couronne éternelle méritée par ses actes et achetée au prix de ses vertus. — Il fallait donc à l'homme un guide, un soutien, ua ex>:itateur dans la carrière de la vertu. — L'Incarnation qui place et fait agir devant lui un Homme- Dieu, l'emplit éminemment celte exigence de sa situation. — Impuissance de l'homme seul à guider l'homme dans le fhem'ji du devoir : ce que devint l'humanité conduite par ses Sages : Jésus Christ seul est la voie, la vérité, la vie 60
II. — Deuxième œdvre de r.'L\CARXATiox. — L'homme n'avait pos seulement des biens à reconquérir; il avait d'innombrables maux dont la délivrance pouvait seule lui assurer le salut 65
1. Premier mal, le péché. — Affreuse situation de l'homme pécheur : il ne peut obtenir grâce qu'en réparant, et il ne peut réparer qu'en ajouisnt à une innocence parfaite une suprême dignité. — Impossibilité à l'homme de se racheter soi-même, incopable qu'il est de payer le prix exigé delà divine justice. — L'ange lui-même ne peut satisfaire au degré voulu par Dieu. — Un Dieu incarné est seul assez saint et assez grand pour effacer le péché du genre humain. — Magnificences du plan divin dans l'Incarnation
du Verbe 65
2. Après sa ré'niégrat'on l'homme se ressent encore du brisement de sa chule. — Peinture de l'homme déchu, même après sa réhabililaiion. L'Incarnation est le remède unique et infaillible aux misères de l'homme. Elle le relève dans ses défaillances ; elle l'abat dans ses orgueils 69
3. Continuation des misères de l'homme. Son ignorance. Sans la connaissance de sa- grandeur divine, l'homme rampe misérablement sur la terre. — L'homme se jette au» pieds des Anges malfaisanis. — L'Incarnation lui révèle
sa place véritable, et le fixe dans ses éternelles destinées. 14
4. Au dehors l'homme trouve des ennemis implacables. — Terrible empire du démon sur l'homme déchu. — Jésus- Christ seul put .errasse" ce formidable tyran et lui arracher ses victimes 73
5. La douleur dans l'humanité déchue. — Pourquoi Jésus- Chrisi ne l'a-t-il pas enlevée du monde comme le péché e| la condamnation aux peines éternelles? — Effet de l' Incarnation sur la douleup auprèii de l'homiad racheté 81
III. — Résumé. — Passage de l'Opuscule LUI où saint Thomas résume toute la doctrine exposée plus haut 8i