‹ Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 22 sur 32 · II. — Convenances du mode · texte numérisé non relu

II. — Convenances du mode

Dieu a résolu le salut du monde par Tlncarnation d'une Personne divine : Laquelle des trois personnes divines est désignée pour ce grand œuvre ? — En même temps que le "Verbe est choisi, l'homme l'est de même pour lui être hypostatiquement uni. — En môme temps que le Verbe et la nature humaine sont choisis pour l'union hypostatique, une carrière d'anéantissement, et de douleur terminée par le supjjlice de la croix est désignée au Dieu- Homme comme moyen de sauver le monde 85

I. — Le choix du Veude pour l'Incarnation. — Les raisons suivantes désignaient le Verbe Eils de Dieu plutôt que le Père et le Saint-Esprit à l'œuvre de l'Incarnation et de la Rédemption de l'homme.

1. C'est le Verbe qui a conçu en soi le plan de la création: c'est à lui à la restaurer dans sa ruine. — Rapports mystérieux entre le Verbe et l'âme humaine 86

2. Le but de l'incarnation est d'élever l'homme à sa destinée surnaturelle : la vue de Dieu ; l'adoption comme Fils de Dieu. — C'est la Lumière, c'est le Fils qui accomplira cette œuvre 83

3. La nature de la chute réclamait aussi plus naturellement l'intervention du Verbe 89

IL — Le choix de l'homme pour l'union hypostatique. —

1. L'homme, centre des mondes, placé aux contins des deux créations matérielle et spirituelle. — Par son union avec l'homme, le Verbe devient le centre de toutes choses. — Jésus-Christ, médiateur universel, relève jusqu'à Dieu la création entière 89

2. L'homme avait plus que toute autre créature un besoin pressant de la divine médiation du Verbe incarné. — L'homme a des sens et veut s'élever par eux jusqu'à l'invisible et le divin. — L'homme est pécheur et doit, dans sa propre nature, expier son crime et obleair son pardon. — L'homme, l'antique vaincu de l'Eden, doit recommencer la lutte contre le démon et effacer sa défaite première 91

in. — Le choix de la douleur et de la mort pour la Rédemption. — Etrange mot de saint Paul. Que Dieu fit passer le Verbe incarné par la douleur, cela convenait, dit-il. — Développement de ce mot dans saint Thomas 95

TADLE DES MATIÈRES 409*

1. Il convenait que le Verbe incarné éprouvât la douleur. — Quatre différentes raisons de cette convenance. — Jésus- Christ devenu notre semblable. — Jésus-Christ fait notre médiateur. — Jésus-Christ expiateur pour l'homme coupable. — Jésus-Christ modèle de l'homme. — Jésus-Christ espérance de l'homme 96

î. Il convenait que le Verbe incarné subît la mort. Des raisons de celte convenance, les unes se rattachent à la gloire de Dieu, les autres au salut de l'homme. — Le plus sublime et le plus complet hommage au Très-Haut, c'est l'holocauste. Dans la mort son Fils, Dieu manifestait excellemment sa charité. Dans la mort de l'Homme-Dieu, Dieu recevait l'hommage de la plus parfaite obéissance. — Par la mort du Fils de Dieu, le péché était le plus puissamment effacé. — La mort du Fils de Dieu était le fondement la plus précieux de notre foi en son Incarnation et en sa Rédemption. — La mort de Jésus-Christ renferme dans une réalité saisissante l'acte de vertu exigé de nous pour le salut éternel. — La mort du Christ, sublime école de l'héroïsme chrétien. Admirable germination des vertus au Calvaire de l'Homme-Dieu. — La mort du Christ antidote tout-puissant contre les terreurs de la mort : lâcheté ou insensibilité brutale de l'homme en face de la mort : le Calvaire donne à l'homme la force et la science de la mort. 102

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