II. — Les voies divines de la grâce
La grâce, dans sa plus divine œuvre la justification de l'impie, est personnifiée en Jésus-Christ, quand, au puits de Jacob, il accueille, éclaire, touche, transfigure la Samaritaine.
I. — Étude préliminaire. — i. Le lieu où Jésus s'arrête. Harmonies et figures. Jésus-Christ assis aif lieu qu'habitèrent les antiques Patriarches, est le centre de tous les âges, le point de jonction des deux Testaments.— Mystère de la
fontaine jaillissante. — Similitudes entre l'eau et la grâce.
2. La fatigue de Jésus. Par elle Jésus démontre invinciblement la réalité de sa nature humaine. — Par elle le Bon Pasteur témoigne de son zèle et de son inépuisable charité.
— Par elle il annonce et inaugure la vie de labeurs et de fatigues du sacerdoce catholique.
3. La sixième heure. Auguste figure de la Rédemption. — Les six âges du monde. — Le soleil dans son plein midi : exposition de cette circonstance dans saint Thomas
i. Divine Providence qui amène la Samaritaine au puits de Jacob et dispose tout pour sa conversion 120
IL — L'oeuvre de la grâce. — Le salut de l'homme se résume en deux actes : connaître et recevoir. Connaître son Rédempteur et la grâce dont il est la source ; recevoir ce Rédempteur et mettre à profit cette grâce en l'accueillant avec des dispositions saintes. — L'œuvre de la grâce sera donc à la l'ois une œuvre d'illumination et urne œuvre de sanctification : elle se découvrira à l'homme ; elle changera l'homme, en opérant en tout lui-même une rénovatiou divine.
Tel est Jésus-Christ ; telle est son œuvre en face de la pécheresse de Samarie.