XXIV © INTRODUCTION
C’est ainsi que le quatrième Evangile est tout rempli de souvenirs personnels qu'il est impossible de méconnaître. Son récit de la Passion, pour ne prendre que cé seul exemple, est le plus vivant des quatre, et, entre autres détails merveilleux de vérité, le caractère de Pilate y est admirablement dépeint.
Le fait que le témoin oculaire, dont nous parlons, ne peut être qu’un apôtre, et que cet apôtre est saint Jean, nous semble impossible à
nier. Si la forme donnée aux discours de
Jésus est particulière au rédacteur du livre, et si les développements théologiques, qui ne peuvent être que des réflexions personnelles de l'écrivain et non des mots authentiques de Jésus, abondent dans le quatrième Evangile (1), il est aussi une foule de paroles, placées dans la bouche du Christ, qui .sont cértainement aussi
(1) Il faut remarquer qu’au premier siècle, lorsqu'on
racontait la vie de quelqu'un, on lui faisait dire non
seulement ce qu’il avait réellement dit, mais encore ce qu'il aurait pu dire, et on considérait comme aussi authentiques des paroles dont on était convaincu qu'il aurait pu les prononcer, que s’il les avait prononcées véritablement. |
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