XIV INTRODUCTION
dition orale ; ils ont un cachet d'originalité qu'on ne saurait méconnaître, et ils renferment, pour l'historien, de précieuses indications. |
Mais il est bien évident que, si nous ne savions rien d’autre de Jésus, sa personne et son œuvre nous seraient à peu près inconnues. Ni les juifs, ni les païens n’ont parlé de lui. Les Talmuds le nomment, il est vrai, et même prétendent raconter son procès, mais leur récit ne mérite aucun crédit, il n’est qu’un tissu de faussetés dictées par la haine (1). Il sert cependant à confirmer le fait que Jésus a lutté contre le légalisme et le formalisme de son peuple, et a attaqué les prescriptions traditionnelles des Pharisiens.
Quant aux païens, Suétone, dans un passage inexact et insignifiant, nomme Jésus-Christ en l'appelant Chrestus (2) ; Tacite, un peu plus explicite (3), parle de « Christ qui fut supplicié sous Tibère, par l’ordre de Pontius Pilatus, et dont la détestable superstition s’est répandue
(1) Talm. Jérus. Sanh:. 14, 16. Babyl. Sanh. 43 a, 67 a. (2) Suétone, Vie de Claude, $ 16.
(3) Tacite, Ann. 15: 44.