L^ENFANT JÉSUS ET LES DOCTEURS DU TEMPLE
mon avec toute sa gloire. » £lle s*étendait entre le Thabor et le Carmel, tout retentissant de la voix d*Elie; le Liban se dressait à Thorizon, et la chaîne d*Hermon fidâait face avec ses blancs sommets aux montagnes d^3 Moab, tandis que dans le lointain scintillait la grande mer, qui, par delà les barrières nationales, semblait ouvrir à Jésus ce monde qu*il devait sauver. Vivant tout près de la nature, il apprend à la connaître familière* ment. De là, ces traits expressif dont il sèmera ses discours, et qui feront de ses paraboles des peinture» pleines de réalité et de fraîcheur.
De même que la plante ne s*épanouit au soleil qu*après avoir plongé ses racines dans le sol à une profondeur que mul regard n'atteint, de même Jésus, par sa prière secrète et intense puise la sève et la vie dims le sein même de Dieu. Il suffît d'une circonstance &vorable pour faire jaillir de sa personne, aux yeux de tous, Tétincelle du divin. C'est ce qui arriva lorsqu'il fut conduit à Jérusalem pour assister aux fêtes de Pâques, à l'âge où les jeunes Juife commençaient à prendre part publiquement à la vie relijgfieuse de leur peuple. Cette solennelle visite au temple remplit l'âme de Jésus d'une émotion qui ne se peut décrire ; sous les symboles il découvrit toutes les divines réalités. Il se sentit vraiment dans la maison de Dieu, et, pour la première fois peut-être, il pressentit la grandeur de sa mission; il comprit qu'il serait appelé à réaliser ces types augustes. Quand sa mère, inquiète de son abs^ioe, lui adressa un tendre reproche, il répondit par ce mot pro-
28ê DÉVELOPPEMENT DE JËSU8.
£cmd et mjfltérieux : < Pourquoi me cbetdiez^vous? Ne savez-¥<ms pas qu'il me iaut être occupé ans affidres de mon Père* ? i
Sa sagesse précoce s'était déjà révélée dans un entretien avec les docteurs du temple; ses interrogatkn» montraknt une telle richesse de sentiment et de pensée, que ces maîtres illustres en furent confondus. Les questions des enfants sonft souTent plus embarrassantes par lenr naïve profondeur que les arguments des dmlecticiens les phis consommés. Ils vont droit au rrai par la voie royale de la candeur. 31 n*y avait pas de rabbni Uanchi dans l'étude de la loi qui pût résister à l'interrogation de Tenfant de Nazareth. Cette scène du temple ebt une grande importance dans le développement de Jésus, en le révélairt à lui-même. Dix -huit axmées s'écoulèrent ensuite pour lui dans l'obscurité fai ph» ocoffplàte. Noaan'essayeroiEs pas d'en pénéitier lesecvet, il nom suffit de savoir qu'elles l'ont préparé dans la soSitude à son gvmà niniatère^. H in^i^rempliea de pnèBos et de sainteté *.
> Luc n, 49.
*' M. ICeim s cofnsacné de belles pagOB ou dételoppement de lèsm pewIflAt Mtte përÛMLe,.daikft 0» brochun iiUsUdétt : J)0r QetddehtUdki Christus, Erste Rede, Il in^ste avec éloquence sur Tinfluence qu*a d4 exercer sur fui la lecture des profifaètes et le spectscie de H imCnre. Nous ne sturion^ admeUre avec lui que les pharUienâ oieat eDaa^gné à Jésus la notion du règne de Dieu fondé sur la justice. Cette notion mi nom ToAme de rAncl» Testament. La secte pharisalque ief*» surtout appris en quoi consistait la fausse dévotien et la.reliaioii trompeuse- qui perd les âmes.
* La tgaestion de eawolr si Jésw a «s êts ttém n^a p» d*i>^ térét religieux après le texte si péremptoire de Matthieu I» S5 (ohx t^ytnQKSv aiâf|V £(i^), car il prouve qu'après «voir mis au mpods