II. — Le royaume de dieu
Après avoir établi la réalité et l'unité de ce plan, il faut le considérer en lui-même. Qu'a voulu Jésus-Christ ? S'est-il préoccupé de fonder la libre confrérie des esprits délicats, s'élevant au-dessus des cérémonies religieuses et aussi des devoirs rebutants de la vie publique, pour célébrer un culte idéal à l'honneur de je ne sais quelle divinité qu'il aurait appelée son Père dans un enthousiasme plein d'illusion! En d'autres termes, aurait-il fondé la religion des intelligences aflfranchies qui ne se formule par aucune croyance déterminée et ne se manifeste par aucun acte précis? Nous livrons cette hypothèse à tout lecteur impartial des évangiles*.
^ Je défie qtt*on en trouve une autre idée dans le livre de M. Renan. {Vie de Jésus, p. 91.)