RETOUR EN GALILEE
et d* accomplir son oeuvre \ i Déjà la moisson blanchit dans ce champ du père de &mille labouré et ensemencé par tant de saints ouvriers sous l'ancienne alliance. Que sont toutes les préoccupations inférieures comparées à Tardente impatience du moissonneur appelé à recueillir ces épis qui mûrissent ^? Par une de ^ds transitions rapides qui lui sont habituelles , Jésus passe de sa propre mission à celle de ses disciples. Après tout, ils ne feront qu'entrer dans une terre déjà labourée et fécondée. Qu'ils n'oublient pas le travail plus rude qui leur aura préparé cette tâche glorieuse, et que les moissonneurs associent les semeurs à leur joie. A peine finissait-il ce discours, qu'on voit apparaître un certain nombre de Samaritains attirés par ce que leur a dit la femme de Sichem du grand prophète qui • a visité leur contrée. Ils s'approchent de lui, ils l'écoutent, et leur foi naissante s'exprime par cette belle parole : < Ce n'est plus par ton témoignage que nous croyons, car nous avons entendu de lui et nous avons vu qu'il est vraiment le Sauveur du monde*. » Certes, un tel résultat démontrait à lui seul que la moisson des âmes mûrissait. Chaque événement dans cette sainte vie était une révélation nouvelle.
Ce n'est pas seulement par mesure de prudence, pour ne pas hâter le moment d'une lutte finale entre lui et les che& de la nation que Jésus avait repris le chemin de la Galilée, en apprenant l'emprisonnement de
« Jean FV, 34.
4M BaSTOUR £» OALUitS.
Jaan-Bapliita. Il avak vu dans oet évteeflMDt qb motif nouTOMi pour entrer d'une muûàre fïns décidée dans Bom mimaièie public Jusqu'ici^ en efiet, sauf oa acte de aâatera dmn dans le temple, quiétait plut&tum protestatiou soudaine ooittre la pro£uiation du cuks qu'une inauguration proprement dite de son oeuvre, il svait agi dans une iq^hàre privée; le bqit^ne misùr nistré par ses disciples ne s'était pas distingué d'une façon tranoliée de celui du Précurseur. Maintenant que celui-ci est réduit au silence^ le momœt est venu poar le Messie de se produire devant son peuple. Jérusalem n'est pas le lieu &vorable pour une telle manifester tion ; là sa cause est ^^mme perdue d'avance, ses enneïois ont en mains tous les moyens de l'arrêter dis son premier pas. La ville sainte sera pour lui le liea du combat; elle ne saurait être le théâtre de son activité habituelle. Le vrai peuple ne s'y trouve pas on du moins il est complètement dominé par les 4die& de la hîésar* ehie. La Galilée se prête bien mieux à son but, non parce qu'elle est plus igo(»^inte que la Judée, mais parce qu'elle est moins asservie à la théocratie ^ ftm accessible à un enseignement sans caractère offickL Cette contrée n'en était pas moins très attachée à la religion de l'Aneien Testament, et, comme les provinces de frcmtîëre, elle se fusait remarqœr par une fidéUlé à toute épreuve à la cause nationale, sans s'adonnera un £niatisme întrailiabLe.
Jésus traverse de nouveau Cana; il y signale son passage par un second miracle accordé à la foi d*un em-