LE LAC DE TIBÉIUADE
est celle où Jésus a vécu pendant quelques mois, sernant partout sur son passage la parole divine. La Galilée se distingue de la Judée par sa fertilité et le caractère gracieux du paysage. Elle n'a plus cet aspect grandiose et sauvage des environs de Jérusalem ; largement arrosée par de nombreux cours d'eau, elle déroule sous les yeux un brillant tapis de verdure fleurie, encadré de montagnes. Le Thabor est une coupole gazonnée dottt les contours seonblent dessinés au ciseau. C'est surtout quand on la compare à la sévère Judée que la Galilée firappe par sa nature aimiable et riante. ^ le christianisme avait dû naître d'un sourire de la terre^ il eût certes trouvé des sites plus charmants, tels que les côtes dorées de l'Ionie ou ces îles enchanteresses qui émergent d'une mer d'azur sur les rivages de l'Asie Mineure. Ce qui frappe surtout dans la portion de la Gralilée qui fut le principal centre d'activité de Jésus, c'est un caractère de sérétiité et de douceur qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Le lac de Tibériade, même après tant de guerres et de ravages, est encore aujourd'hui empreint d'une beauté qui parle de pureté et de paix. On atteint à sa rive occidentale par les dernières pentes d'une chaîne de vertes collines qui s'abaissent en ondulant vers ses bords. Les lauriers-roses baignent dans l'eau bleue ; en fisbce, sur la rive orientale, le flot vient battre des roches ardues, derniers rempaa^ du sauvage pays des Gadaréniens. A l'extrémité nord, le Jo^rdain se perd dans le lac pour reparaître à l'extrémité sud en nappe écumante. Dans le lointain.