‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 190 sur 309 · I. — SÉJOUR A NAÏN · texte numérisé non relu

I. — SÉJOUR A NAÏN

Le discours sur la montagne eût suffi à lui seul pour rendre toute réconciliation impossible entre Jésus- Christ et les représentants officiels de la religion. Chacune de ses démarches devait hâter le moment où le peuple à son tour se détournerait de lui, car il ne mé* nageait jamais ses préjugés. Touché par la foi candide d*un centenier de Capernatim dont il avait guéri le serviteur, il déclare que les païens devanceront bientôt les descendants d'Abraham dans le royaume de Dieu^ L'ambassade que Jean-Baptiste lui envoie du fond de sa prison dans une heure d'abattement et de doute l'amène à caractériser la mission du Précurseur dans les termes que nous avons indiqués; il conclut en adressant une sévère répréhension aux hommes de sa génération qui avaient montré autant d'indifférence aux appels austères et brCQants du Baptiste qu'à la prédication consolante de l'Evangile et s'étaient aussi bien

t Matth. VIII, 10, 11.

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