LB POSSÉDÉ DE OADARA
Jésus s*était endonni it la poupe de la naœDe quand soudain une violente tempête édata; réveillé par ks cris d*effi*oi de ses disciples, il parla aux flots ea maître ^ A peine avait-il mis le pied sur le ri^^^fe^ que Toccasion d'un autre miracle lui fut offerte.
Là le paysage change entièrement; la rive ne rassemble plus à un sentier uni tout en fleurs, côtoyant de riantes collines ; elle se redresse et devient abrupte et rocailleuse; de nombreuses grottes naturelles sont creusées dans les flancs de la montagne. Tout le paya a un aspect sauvage ; ses habitants ne s'astreignaient que très imparfaitement aux prescriptions de la loi. Ils se livraient sans scrupule à un commerce interdit, «i nourrissant des troupeaux de porcs *. Cest là que Jési» rencontra le plus terrible cas de possession dcmt il eût encore été témoin. L'infortuné malade se croyait en proie à une multitude de démons. De là ce nom étrange de Légion par lequel il les désignait. Il avait laissé croître sa barbe et ses cheveux; tourmenté par son affireux délire, on le voyait sans vêtements se réfugier dans les cavernes et au milieu des tombeaux qui lai semblaient le séjour naturel des démons. Il avait appris sans doute de ses contemporains à identifier les puiasances ténébreuses avec les esprits errants des morts. On avait en vain essayé de l'enchaîner ; il rompait tous les liens dont on le chargeait et retournait au désert. La guérison de cet homme est entourée de circon-
« Luc vui, E2.
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staneeB àbflolument inexidicablefi. D'après nos évanfpïm^ sa fiéttéflifiae aérait eommuDÎquée à un troupeau de pouxoeau qui paiawuent au boffd du lac ^ On a aoj^sé que, dans une dernière convulsion, le mal* heureux se serait jeté sur ees animaux. En définitive, oe serait bien la puissanos démoniaque, dont il était Tinstniment passif, qui, par son moyen, les aurait précipités dans le lac. De même que le démon a parlé par sa bouche, il aurait encore agi par ses mains. Cette convulsion aurait été le dénoûment de la crise et le commencement de la guérison ^. Quoi qu*il en soit, reconnaissons que les habitants de cette contrée méritaient d*être punis pour s'être adonnés à un commerce illégaL Dans leur sor^e avarice, ils n'hésitèrent pas à repoussa Jésus et & se priver, dès le premier jour, de tous les bien£edts de sa présence.
L'empressement du peuple galiléen à l'accueillir à son retour, était bien fait pour le consoler du triste résultat de ce voyage. Sa popularité n'avait pas encore baissé; il comptait encore des adhérents dans les rangs les plus élevés de la nation. Le ehef de la synagogue de l'une des petites villes du littoral, nommé
i Luc Vm, 26-39. Man: V, l^^SO. UMùt. VUI, 2Mi. AiaUiiieu Uit guérir à Gadara deux démoniaques au lieu d*un seul.
* Que les démons soient littéralement entrés dans le corps des pourceaux, c'est ce qu*il est impossible d'admettre ; une intelligence . déyeloppée ne saurait s'enfermer dans un organisme inférieur. N'oublions pas que la possession nous transporte dans un domaine anormal; c^est un cas de folie sous une influence démoniaque.