‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 198 sur 309 · RÉSURRECTION DE LA FILLE DE JAIRUS · texte numérisé non relu

RÉSURRECTION DE LA FILLE DE JAIRUS

Jaïrus, le rejoignit sur le bord du lac; il ne craîg^t pas de lui demander avec instance, et publiquement, la guérison de sa fîUe unique. Comme Jésus se dirigeait vers sa demeure, une pauvre femme malade d'une perte de sang depuis de longues années, saisit sa robe d'une main tremblante ; elle avait une si grande confiance en son pouvoir, qu'elle croyait qu'il lui suffirait de s'approcher de lui pour être délivrée. Jésus regardant à sa foi plus qu'à son ignorance, qui était très grande encore et mêlée de superstition, permit qu'elle fiit guérie par le moyen qu'elle avait choisi, mais en insistant sur l'acte moral * . Quand il arriva à la maison de Jaïrus, les solennités des funérailles avaient commencé; la cour retentissait de chants funèbres et de lamentations bruyantes, selon l'usage de ces pays du Midi où les sentiments humains se produisent avec une pompe théâtrale : t Poiu^uoi vous troubler et pleurer? dit Jésus à ceux qui l'entourent. L'enfant n'est pas morte, mais elle dort^. > Malgré les railleries des assistants, qui savent, à n'en pouvoir douter, que la jeune fille a rendu le dernier soupir, il monte avec ses trois plus intimes disciples dans la chambre haute où l'enfant est déposée, déjà parée pour le cercueil; il lui commande de se lever et il la rend à son père qui, lui, n'a pas douté quand le Maître lui a dit de croire malgré tout, c U lui a été fait selon sa foi. »

» « Ta foi fa guérie. » Luc VIII, 48.

* Cest bien à tort qu*on a voulu voir dans ce« mots rindication tfune mort apparente. (Schleiermacher, Lcbat Jesu^ p. 2J3.)

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