‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 216 sur 309 · DISCUSSION AVEC LES MEMBRES DU SANHÉDRIN · texte numérisé non relu

DISCUSSION AVEC LES MEMBRES DU SANHÉDRIN

Aux objections des membres du sanhédrin qui, conformément à leurs habitudes judiciaires, demandent des témoins pour vérifier ses assertions, il oppose une procédure transcendante, et qui n'appartient qu'à lui. La loi du Deutéronome réclame deux témoins pour tout jugement *. Dieu et Jésus, voilà les deux témoins demandés^. Jésus peut être entendu sur lui-même, car lui seul sait d*où il vient et où il va ' ; un tel mystère échappe à tout œil humain ; il n*est pas seul, il est avec celui qui Ta envoyé*, et il ne juge les hommes que dans un profond accord avec son Père, tandis que ses adversaires, au lieu de s*élever dans leurs jugements à ce point de vue divin, ne s'en tiennent qu'aux apparences. Par ce témoignage du Père, Jésus n'entend pas seulement ses miracles, mais encore cette voix intérieure , ce sens du divin , auquel il fait constamment appel. Il atteint le fond même de l'incrédulité de ses . opposants par cette magnifique parole : c Je suis d'en haut, et vous êtes d'en bas; vous êtes de ce monde, je n'en suis pas ^. > C'est au nom de cette incompatibilité radicale qu'ils ne peuvent le comprendre, et qu'en défi* nitive ils le mettront à mort, mais pour se perdre euxmêmes et mourir dans leurs péchés *. Ses auditeurs s'imaginent stupidement qu'il nourrit un projet de suicide; il s'explique alors sur sa vraie pensée. Sa mort

4 Deutér. XVII, 6.

« Jean VlU, 18.

* Id„ 16.

» Tl^eiç èxTcâv xiTW èoré, èfw i% twv avw eîjjii. (Jean VIII, 23.)

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sera son élévation, car eUe démontrera à ses enifflwis, par le châtiment môme qu'elle attirera sur eux, qa*il eai hksï Tenvoyé de Dieu et qu*il ne Sût rien de iad- ]iièinB\ C*eat au moment où il annonce son dernier abaissement que, pressé par ses contradicteura, il prodame aa dignité suprême : c Si vous ne croyez ipms que c'est moi qui suis le Messie, tous monnes dans Tos pédiës. »

Un revirement s'est produit de nouveau ^ non pas parmi les pharisiens, mais dans le groupe tpd Fenteure; quelques Jui& semblent frappés de ses paroles, mais il ne veut plus d'équivoque dans les aëbéaoBS qu'il obtient. Il déclare qu'il ne £ut aucun cas de œs fugitive impressioiffî, et qu'il ne regarde oomme ses disciples que ceux qui pecsévèreot *. c Alors, dit-il, vous connidtrez la vérité, et la vérité irons afianchira'. a C'était heurter de front l'immense org^oeîl du Joif, qui se glorifie d'être du sang d'Âbrahaa. Aussi les auditeurs de Jésus lai rappeUent-ils avec indignation cette glorieuse descendance. U la réduit à sa juste valeur en leur montrant qu'an &nd ib sont courbés sous le joug du plus dégradant esclavage, qai n'est pas celui de Bome qu'un violent effort poumil briser, mais celui du péché. A leurs murmures, il oppose leur indigne conduite à son t^^d ; ik se disent les enfants d'Abraham, et pourtant ils veulent le steltre

* Jean VIII, 27-30.

* id., 30, 31.

» 'n àXifiOeta èXeuOepcîwjs! ui*3t<;. (AT., 22.)

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